Les secteurs de la culture, de l’Horeca, de l’événementiel doivent pouvoir reprendre leurs activités au plus vite"

C’est en ces termes que s’exprimaient ce jeudi, dans plusieurs journaux francophones du pays, au travers d’une carte blanche, un collectif réunissant des personnes des mondes médical, académique, de l’enseignement et de l’information. Pas les experts donc, mais des spécialistes…

Ce jeudi midi précisément, c’est le secteur événementiel qui faisait entendre, place Saint-Lambert, sa voix ou plutôt son silence. Cette "voix" muselée doit-on comprendre. En marge de la Culture et de l’Horeca, victimes de la pandémie et plus directement du confinement mis en place depuis plusieurs mois, l’événementiel se dit LE grand oublié… il est à l’agonie.

"Ce mouvement est national et organisé dans 7 villes du pays mais nous ne nous sommes réunis que dans une ville au sud", nous précisait Jonathan Minette, fournisseur de matériel audiovisuel et coordinateur liégeois du mouvement "Sound Of Silence". Sur le coup de midi, une centaine de membres de l’événementiel liégeois ont en effet écouté le célèbre morceau (précité) de Simon&Garfunkel avant d’observer eux-mêmes un silence… forcé donc. Celui qui leur est imposé depuis mi-mars.

"Ce secteur, c’est pourtant 80 000 personnes en Belgique sans compter d’autres qui en dépendent", poursuit Jonathan Minette. "Ce que nous souhaitons est simple : c’est une date de reprise et qu’on nous fasse confiance", poursuit Oli Soquette, célèbre DJ de la région liégeoise. "En effet, nous avons l’impression d’être assimilés à un secteur irresponsable, à la drogue, aux excès. Mais ce n’est pas cela… Par ailleurs, l’événementiel, ce n’est pas non plus que Tomorowland ou David Guetta. En période estivale, je peux faire 57 dates mais depuis mars, plus rien… Nous devons aussi continuer à vivre".