Le tribunal correctionnel de Liège a entendu les avocats de la défense dans le dossier à charge de l’administrateur délégué des Ateliers d’art contemporain (AAC) de Liège, de l’ex-directrice et une ancienne administratrice déléguée d’une ASBL satellite desdits Ateliers.

Selon le ministère public, près de 200 000 euros de subsides culturels auraient été détournés. La défense de l’ex-directrice et de l’ancienne administratrice déléguée a plaidé l’acquittement ou la suspension du prononcé. Les avocats de l’administrateur délégué ont admis quelques dépenses privées et ont sollicité la suspension du prononcé pour leur client qui n’a aucun antécédent judiciaire. Le parquet a requis des peines de 20 mois de prison à l’encontre de l’administrateur délégué et 6 mois de prison avec sursis pour les deux dames, car elles n’ont pas fait de bénéfice personnel.

En juillet 2014, l’ancienne directrice de l’Atelier a dénoncé les agissements de l’administrateur délégué. Elle a expliqué qu’une convention avait été signée entre les AAC et une autre ASBL créée par l’administrateur-délégué de la première. Cette convention couvrait des prestations fictives. En 2009, lorsque l’administrateur a été admis à la pension, il a expliqué qu’il voulait bien continuer à s’occuper des AAC, mais qu’il ne voulait pas prester de manière gratuite.

Des factures ne correspondant à aucune réalité auraient été réalisées pour lui permettre de recevoir un salaire. L’ASBL, dissoute en 2015, présentait un passif de plus d’un million !

Les prévenus doivent répondre d’avoir commis des faux, des usages de faux, mais aussi des détournements de subsides et avoir fait supporter à l’ASBL des frais privés pour l’administrateur.