En 2008 naissait le Collectif Mixité afin d’amener les filles à fréquenter les Maisons de jeunes. On constate aujourd'hui que cet objectif de mixité au sein des Maisons de jeunes est atteint, la présence de jeunes filles y étant de plus en plus régulière. Le public qui les fréquente a également évolué, si bien qu'en plus des questions liées au sexisme, on y relève de plus en plus de questionnements autour du genre, notamment sur la trans-identité et sur les masculinités toxiques et alternatives.

Un groupe d'une trentaine de jeunes filles issues de neuf Maisons de jeunes en province de Liège a ainsi été mis en place. L'objectif est de les amener à se questionner sur la place qu'elles occupent au sein de ces Maisons de jeunes et, plus largement, dans la société et l'espace public. Une réflexion qui a mené à l'organisation d'un festival, ce samedi (16 h à 22 h), au Hangar à Liège (quai Saint-Léonard).

"L'enjeu du festival est de faire entendre les voix sous représentées, ou confisquées par ceux/celles qui les portent à leur place. Il s’agit de rendre compte que même à leurs âges, leurs vécus sont déjà chargés et qu’il suffit d’écouter et de les interroger pour les voir surgir. L’objectif est de faire entendre la voix des jeunes, acteurs et actrices de demain", relève-t-on du côté du Collectif Mixité, un réseau de Maisons de jeunes en province de Liège dont l'un des objectifs est de développer l'esprit critique des jeunes et des professionnels du secteur face aux discriminations et inégalités liées au genre.

L'événement, dénommé "Genre Quoi?" Festival, se veut pluridisciplinaire, allant d'une expo à un atelier de sérigraphie sur t-shirt en passant par une forme de cabaret assez hybride incluant deux artistes rappeuses et slameuses professionnelles (Zes Switch et Mel) et des jeunes qui seront mis(es) en scène autour des thématiques du harcèlement et du consentement. Ce sera aussi l'occasion de découvrir le premier album "Kevin" de l'artiste Biche de Ville. Un album qui dépeint le parcours d’un être qui se découvre et devient qui il est...

"Entre pop française et électro-dance, entre slam et rap, entre 80ʼs et 90ʼs, entre prise de conscience et de position, Biche pointe du doigt en douceur les failles de notre société actuelle, questionne le genre, dénonce le sexisme, le racisme, la transphobie"...

Ouverture des portes du Hangar à 16 h et accès sur base d'un prix libre.