L’habitant des lieux doit répondre d’avoir porté deux coups de couteau.

Daoud a comparu devant le tribunal correctionnel de Liège pour avoir porté des coups de couteau à deux protagonistes. Cette affaire qui a viré au drame a débuté par un simple jeu d’adolescents…

Le 14 avril 2018, un groupe de jeunes s’amusait à sonner aux maisons à Soumagne avant de partir en courant. L’épouse de Daoud n’a pas apprécié. Elle a attrapé une des jeunes filles et l’a insultée. Selon le groupe de jeunes, Daoud aurait alors tenté de faire rentrer la jeune fille chez lui de force. Le groupe de jeunes a averti des parents et les choses se sont envenimées lorsqu’une dizaine de personnes s’est rendue sur place !

Ces personnes ont brisé une fenêtre, mais aussi la porte d’entrée… "Ils ont tout cassé à l’intérieur", a expliqué Daoud. Selon les jeunes, l’homme serait sorti armé de deux couteaux. Un jeune a reçu un coup de couteau à la cuisse et un autre homme a été touché au doigt. "Il dit ce qu’il veut", a déclaré le prévenu qui nie avoir porté le moindre coup de couteau. Des voisins sont intervenus pour mettre fin à la scène. Le parquet a qualifié la première scène de "nébuleuse". Les jeunes et les parents ont expliqué que c’est l’épouse de Daoud qui avait cassé du mobilier dans sa maison pour les faire sortir.

Le parquet a requis une peine de 10 mois de prison à l’encontre du prévenu qui n’a aucun antécédent judiciaire. Me Jean-Louis Libert, à la défense, a estimé que rien ne démontrait que son client avait été porteur et avait utilisé un couteau. Il a aussi plaidé la légitime défense.