Giuseppe Ficarrotta ne faisait pas une consommation abusive de Zolpidem…

Giuseppe Ficarrotta ne faisait pas une consommation abusive du médicament Zolpidem, a indiqué mardi un expert en toxicologie devant la cour d’assises de Liège. L’accusé affirme qu’il souffre parfois d’amnésie à la suite de la prise de ce médicament et qu’il en aurait consommé trois comprimés la veille des faits.

Les faits reprochés à Giuseppe Ficarrotta s’étaient déroulés le dimanche 22 octobre 2017 vers 08h45 au café "Le Huit" situé place du Marché à Liège. Un homme cagoulé et ganté, ne se souciant pas de la présence d’autres clients, s’était dirigé vers Salvatore Catalano (65 ans) et l’avait abattu de quatre tirs par arme à feu de calibre 9mm.

Un expert en toxicologie a été sollicité pour analyser la crédibilité des dires de l’accusé lorsqu’il évoque une consommation de médicaments, utilisés comme somnifères et anxiolytiques, qui auraient pu entraîner chez lui une amnésie. Le professeur Corinne Charlier a précisé que l’accusé consommait à l’époque des faits du Zolpidem, un médicament apparenté aux benzodiazépines. Les analyses réalisées sur l’accusé ont démontré une consommation régulière de ce médicament, à des doses dont il n’abusait pas.

En 18 mois, selon un rapport fourni par un inspecteur des officines, Giuseppe Ficarrotta s’était procuré neuf boîtes de Zolpidem, ce qui correspond à une consommation d’un demi-comprimé par jour.

Selon l’expert en toxicologie, le Zolpidem est un médicament connu pour entraîner une amnésie rétrograde et une perte de mémoire relative à des événements à court terme. L’accusé affirme qu’il souffre de pertes de mémoire après la consommation de ce médicament. Mais l’expert a contredit sa version en exposant que l’accusé ne semble pas abuser du médicament.

La cour a aussi débuté les auditions des témoins directs des faits. Le serveur du café a raconté qu’il se trouvait dans la cuisine lorsqu’il a entendu les tirs. Le client était assis et le tireur se trouvait à moins de deux mètres de lui. L’homme qui faisait feu avait recouvert son arme d’un chiffon blanc.

Les derniers témoins seront entendus mercredi.