Après la libération des 28 personnes interpellées vendredi soir, l’enquête sur la fusillade qui s’est déroulée avenue de Nancy à Droixhe n’a apparemment pas évolué. Il faut écrire que malgré la multitude de personnes présentes, les témoins sont… rares ou muets.

Une chose semble sûre, la victime, Aslanbek Diretsov, un ressortissant tchétchène âgé de 40 ans ne faisaient pas partie d’une bande quelconque. L’homme est d’ailleurs très peu connu des autorités judiciaires. Tout juste a-t-il été poursuivi, par trois fois, pour outrages et rébellion. De faits pas très graves qui ont été soldés par des transactions pénales.

Selon l’association tchétchène "Give Good vzw", l’homme, domicilié à Grivegnée était venu à Droixhe pour apaiser les tensions.

A l’arme de poing

"Aslanbek était une personne exceptionnellement décente, sympathique et gentille. Il a toujours aidé ceux qui étaient dans le besoin. Il tendait toujours la main aux faibles, c’était une personne sans volonté de conflits. Et le jour de sa mort, il est allé sur place dans le but de réconcilier les gens. Mais il n’a même pas eu le temps de sortir de sa voiture. D’abord, ils l’ont frappé à la tête, et puis abattu, avec une arme à feu, sans même qu’il puisse sortir de sa voiture. Ils ont tiré sur lui à plusieurs reprises. Cet acte n’est rien de plus qu’un meurtre planifié, un acte terroriste, il n’est pas allé là-bas pour combattre."

Aslanbek a été touché de plusieurs balles, tirées, non pas à l’arme de guerre, mais probablement avec un pistolet.

Les personnes libérées, elles, ont regagné leur domicile parfois lointain (Verviers, Louvain, Namur…), mais devront sans doute être réinterrogées.