Ce samedi matin à Liège, c’est à une visite pour le moins inhabituelle à laquelle s’est livré le ministre fédéral en charge des Indépendants et des PME, à savoir en l’espèce Denis Ducarme. Enfin pas si inhabituelle que cela, à en croire ce dernier qui affirme effectuer de telles visites régulièrement.

C’est que la crise du Covid-19, ce n’est pas un scoop, a durement affecté le secteur du commerce. Accompagné de la Première échevine liégeoise Christine Defraigne, libérale elle aussi, le ministre a rendu visite à plusieurs enseignes du centre-ville. Lesquelles avaient précisément été choisies, explique-t-on, en raison de leur diversité.

Première halte rue de la Casquette, au sein du magasin Jasminade, où la gérante vend des fleurs depuis 20 ans. Sur place, le président de l’ASBL Commerce liégeois Jean-Luc Vasseur a dressé un constat en demi-teinte. "La situation dépend fort du type de commerces et de la manière dont le commerçant a pu ou non s’adapter", a-t-il précisé.

D’emblée toutefois, la fleuriste a évoqué "une situation sinistre" due à la crise que nous connaissons mais pas uniquement. Et cette dernière, qui est allée jusqu’à avoir les larmes aux yeux, de déplorer des normes de mise en conformité imposées par les pompiers. L’échevine a évoqué "un syndrome rue Léopold", faisant référence au procès de l’explosion en cours tandis que le ministre, lequel a même acheté des fleurs, s’est voulu rassurant.

"Nous ne sommes pas à votre place mais vous n’êtes pas seule", lui a lancé ce dernier. Et d’épingler les différentes mesures de soutien prises par le gouvernement telles que le droit passerelle (initial et lié à la reprise de l’activité), le report et la dispense des cotisations sociales…

Direction ensuite, avant un ancien bistrot du cœur historique, le magasin Maison Mer dans la galerie Cathédrale. Le ton des deux gérantes, actives dans le domaine depuis 19 et 11 ans, y était résolument différent. En effet, ce concept-store ouvert depuis juin a plutôt le vent en poupe. Et ce notamment par le biais d’une présence renforcée sur les réseaux sociaux et d’un optimisme communicatif.

Bruno Boutsen