Liège Exécutif La répartition des échevinats pose problème. Certains élus sont décidés à ne pas signer le pacte de majorité.

Avec ses 17 élus et les 10 sièges du MR pour Liège, le PS de la Cité ardente s’apprête à signer un pacte de majorité pour assurer la gestion de la ville de Liège lors de ces 6 prochaines années. À eux deux, PS et MR totalisent en effet 27 sièges sur les 49 du conseil communal. Mais cela grince dans les rouages internes du PS à tel point que, vendredi, plusieurs élus socialistes étaient bien décidés à ne pas signer ce fameux pacte. Ils seraient d’ailleurs au moins trois, ce qui ne permettrait plus à la nouvelle alliance d’être majoritaire…

Explications : au lendemain du scrutin, lorsqu’il s’est agi de rencontrer les autres partis, plusieurs membres du PS se sont étonnés de voir la composition de la délégation socialiste. Ils avaient en effet la sensation que les cadors du parti faisaient exactement ce qu’ils voulaient sans prendre en compte leur opinion. Puis au moment de négocier prioritairement avec le MR et de distribuer les mandats, certains se sont aperçus que les candidats d’ouverture et ceux issus de l’immigration étaient complètement mis de côté.

Le 12e mais pas le 7e

Sur les 49 candidats de la liste, 15 venaient de Liège-Ville, 18 de la périphérie et 16 étaient considérés comme des candidats d’ouverture. Mais, au niveau des mandats exécutifs, on se retrouve avec 50 % des maroquins pour Liège-Ville, l’autre moitié étant attribuée aux candidats de la périphérie. Les candidats d’ouverture, eux, n’ont rien obtenu.

Pourtant, Fouad Chamas, échevin sortant, était en ordre utile pour prolonger l’aventure exécutive. Il a en effet obtenu le 7e score, là où Pierre Stassart, pourtant reconduit à l’échevinat de l’Enseignement, n’a obtenu que le 12e…

En outre, plusieurs militants se sont plusieurs fois offusqués, en vain, du fait que les candidats issus de l’immigration n’aient, eux non plus, rien obtenu, alors qu’ils constituent près de la moitié des élus.

Face à cette situation, les contacts se sont multipliés entre le pouvoir décisionnel du parti et les mécontents. Mais aucune solution n’a, à ce jour, pu être trouvée, plusieurs élus menaçant purement et simplement de ne pas signer le pacte de majorité et par-là même de le rendre caduc.

Le week-end s’annonce donc très agité puisque ce pacte reprenant les échevins et le président du CPAS doit être signé, lundi, au plus tard…Jean-Michel Crespin