Après 27 jours seulement de réouverture, la sanction tombe: les métiers de contact devront, pour la troisième fois en un an, cesser leurs activités suite aux mesures prises dans la lutte contre la propagation du coronavirus en Belgique. Pour Aurélie, tatoueuse, c'en est trop, la pilule ne passe pas: "je ne comprends pas. Quand je travaille, je travaille toute seule avec personne. Seulement un client et moi", s'exclame-t-elle. 

"On travaille avec des masques, on désinfecte, on nous a demandé de mettre un détecteur de CO², on nous a demandé d'aérer, ... pour qu'au bout de 27 jours, on nous dise: 'on va refermer pour 4 semaines'", continue-t-elle. "J'ai trois gosses, un mari qui n'a toujours pas pu travailler depuis le début de la crise. Je suis la seule source de revenus et je vais devoir rester à la maison", déplore Aurélie.


La tatoueuse ne se doutait pas que son message ferait autant le buzz. Au micro de nos confrères de RTL, elle a montré la réalité de la situation dans son salon de tatouage: "Ici, on a 50 mètres carrés où on est en règle générale deux [personnes]", explique Aurélie. Un client venu refaire un tatouage juste avant la fermeture abonde en son sens: "Je suis plus à l'aise ici que dans un bus ou dans un train. Ici, il n'y a personne, c'est contrôlé donc je ne vois pas l'intérêt de devoir fermer les commerces non-essentiels".