Liège

Lors des rencontres de foot, il s'attaquait aux femmes stewards

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a condamné mercredi Bernard L., un habitant d'Orp-Jauche né en 1966, à douze mois de prison assortis d'un sursis de cinq ans, et a ordonné à son encontre une interdiction de stade de deux ans sur base de la loi Football de 1998. L'homme était poursuivi pour des attentats à la pudeur commis sur des stewards féminines lors des rencontre de football auxquelles le prévenu a assisté en 2016 et 2017. Membre des Ultras du Standard de Liège, il touchait les victimes aux seins ou aux fesses. Sept d'entre elles se sont fait connaitre auprès des enquêteurs. Le dossier a débuté lors d'une rencontre de 2017 entre le Standard et Mouscron, lors d'une bagarre en tribune. Le prévenu prétendait avoir été poussé et s'être raccroché à une steward pour ne pas tomber. Celle-ci a cependant déposé plainte en affirmant qu'il lui avait touché les seins et avait essayé de l'embrasser.

Une cellule spécialisée qui suit les supporters du Standard a mené l'enquête et a découvert que Bernard L. avait commis des faits de ce type lors d'autres rencontres entre l'équipe liégeoise et Bruges, La Gantoise, Malines, Saint-Trond, l'Union et Gand. En tout, sept victimes ont été identifiées mais elles ne se sont pas constituées parties civiles.

La défense, à l'audience, avait dès lors estimé que les éléments figurant dans le dossier n'étaient pas suffisants pour établir les préventions, et avait réclamé l'acquittement. Le ministère public, lui, avait fustigé dans ses réquisitions l'absence totale de remise en question dans le chef du prévenu, qui ne prenait pas ses responsabilités en restant dans le déni total.

Les douze mois d'emprisonnement avec sursis infligés par le tribunal mercredi correspondent aux réquisitions. A la mesure d'interdiction de stade durant deux ans frappant ce supporter, le jugement ajoute une interdiction des droits civils et politiques durant cinq ans.