C’était en mai 2020, alors même que débutait dans notre pays un déconfinement annoncé comme progressif… Et pour cause, est-on tenté d’écrire, au vu de la deuxième et de la troisième vague de Covid-19 qui sont intervenues dans la foulée…

On faisait le point dans ces pages sur la situation d’un club de tennis liégeois, alors autorisé comme les autres à reprendre ses activités. Et si la satisfaction était de mise au sein du TC Université, créé il y a près de 50 ans sous le nom de ULGTC, sa situation n’était néanmoins pas très rose.

En effet, outre l’annulation des tournois et des interclubs (on attend encore la décision finale pour cette année), le club situé au sein du domaine universitaire devait faire face à une saison particulière. Et ce à plus d’un titre donc, ses responsables disant craindre de vivre leur ultime saison.

Une saison particulière

En cause, comme expliqué par son président Stéphane Konings : les projets de rénovation et de construction de l’ASBL Centres sportifs du Sart Tilman. Lesquels, estimés à 22 millions d’euros, ne sont pas sans conséquence pour le petit club liégeois puisqu’il est lié à cette dernière.

Ainsi, suite à une décision prise par le CA de l’ASBL en question, le chalet du club devait être détruit sans qu’un nouveau bâtiment soit construit à sa place. De quoi représenter un énorme problème selon ses responsables, mettant en avant le besoin jugé essentiel d’un tel local.

"Cette décision, nous en prenons acte… Mais si aucun arrangement ne peut être négocié dans les mois à venir, il ne nous paraît pas réaliste de maintenir nos activités dans de telles conditions", déplorait à l’époque Stéphane Konings, et ce avant même que le TC Université se voit octroyer un sursis.

Près d’un an plus tard et alors que son AG annuelle s’est tenue fin mars dernier, le club s’est réjoui que le chalet n’ait pas encore été détruit. En l’espèce, il a pu profiter des retards des travaux prévus aux Centres sportifs, eux-mêmes liés à la crise du Covid-19.

"Nous avons demandé que les travaux qui concernent le chalet ne soient pas entrepris en milieu de saison et espérons que cette demande soit entendue mais nous n’avons pour le moment pas de garantie à ce niveau-là", explique Stéphane Konings.