Déjà en 2020, le Trocadéro accumulait 250 000 euros de perte de revenus faute d’avoir pu engranger les recettes des spectacles et locations de salle, mais aussi suite aux coûts fixes que représente l’infrastructure, sans oublier l’installation de nouveaux équipements de ventilation.

Le plus parisien des théâtres liégeois avait toutefois préparé une nouvelle revue pour la saison 2021-2022. Mais la situation n’était clairement plus tenable pour ce théâtre liégeois privé, qui ne reçoit aucun subside, et qui subit le coup des différentes mesures prises par les autorités publiques fédérales, ciblant le secteur de la culture notamment (fermetures, jauges limitées, fermeture du bar…) dans le cadre de la crise sanitaire du coronavirus. Une crise dévastatrice pour le secteur…

Sauvetage

Bonne nouvelle toutefois en cette nouvelle année, le théâtre du Trocadero vient de recevoir un subside de la Ville de Liège d’un montant non négligeable de 15 000 euros dans le cadre d’un soutien à la culture. Une somme bienfaitrice qui va permettre à son directeur Michel Depas d’assurer la survie de son théâtre, du moins pour quelques mois encore.

Car c’était bien une faillite qui était annoncée, malgré une réouverture et un spectacle de nouvel an au complet, limité cependant en spectateurs par les dernières décisions des autorités. "Nous sommes frustrés d’avoir dû refuser tant de spectateurs ! On ouvre deux nouvelles séances le 19 mars, à 15 et 20 heures."

En octobre, cela fera 60 ans que le grand-père de Michel Depas reprenait la bonbonnière de la rue Lulay.

"Merci à Willy Demeyer et à la Ville de Liège. Sans eux, nous serions en faillite virtuelle", se réjouit ainsi l’illustre théâtre. "Cette aide est providentielle ! Le gouvernement fédéral a fermé la culture sans nous laisser de possibilités de futur et d’horizon de réouverture, sans aucune aide. Il est bien certain que les sommes perçues pour les spectacles à venir sont "préservées" de cette situation. Les reports et dates de spectacles reportés sont communiqués au fur et à mesure des mises à jour et des Codeco."

Nul besoin de préciser aujourd’hui que le meilleur soutien à la culture… est d’y participer.