La cour d'appel de Liège a fixé au 21 septembre prochain l'examen du dossier des 17 militants et responsables de la FGTB qui avaient été condamnés à la suite d'une action de blocage du pont de Cheratte en octobre 2015. Lors de l'audience d'introduction du dossier ce mardi, l'avocat des syndicalistes a réclamé quatre heures de plaidoiries pour défendre l'argumentation des prévenus. Le 19 octobre 2015, lors d'une journée de grève, environ 300 manifestants avaient bloqué le viaduc de Cheratte sur l'autoroute E40. Ce mouvement avait eu des répercussions importantes puisque des dégradations avaient été commises au viaduc tandis que des médecins et chirurgiens avaient été bloqués dans les embouteillages.

Le tribunal correctionnel de Liège avait condamné en novembre 2020 ces 17 syndicalistes, dirigeants et affiliés de la FGTB, à des peines allant de 15 jours de prison avec sursis à 1 mois de prison avec sursis et avec amendes de 600 euros. Le syndicat avait directement décidé de faire appel de la décision.

La FGTB estimait que le tribunal, par sa décision, mettait en cause le droit de grève. Le syndicat déplorait aussi le fait que certains militants, dont le plus connu est le président de la FGTB Thierry Bodson, étaient considérés comme "plus responsables" que d'autres de l'action.

L'affaire a été introduite ce mardi et a été fixée pour plaidoiries et réquisitoire à la journée du 21 septembre prochain.