Liège Le masterplan étant validé, le projet va pouvoir entrer dans sa phase concrète.

L’usine herstalienne des Acec (Ateliers de construction électrique de Charleroi), témoin important de l’activité industrielle en région liégeoise, a cessé ses activités en 1988, soit il y a plus de trente ans. Le site, s’étalant sur 27 hectares, s’est alors retrouvé morcelé entre différents propriétaires.

En 2012, la SPI a récupéré une partie du site, environ 7 hectares, et une réflexion commune s’est alors engagée au sein des autorités publiques afin de complètement transformer cet ancien site industriel.

Paola Vigano, architecte et urbaniste italienne, planchait depuis 2017 sur l’élaboration d’un masterplan du site des Acec. Ce masterplan, désormais ficelé, vient d’être validé par le conseil communal de Herstal. Le projet, appelé "Green Life", " va pouvoir désormais entrer dans sa phase concrète ", sourit Frédéric Daerden (PS), bourgmestre de Herstal. " Il s’agit d’un projet très important pour l’image et le futur de Herstal. L’idée est de passer d’une ville industrielle à une ville verte, en misant sur l’innovation et en inventant une nouvelle mixité entre habitat et production ."

Le plan est donc de créer un nouveau quartier de vie mêlant à la fois du logement (plus de 400 nouvelles habitations), de l’activité économique (des bureaux, des start-up…), de l’agriculture urbaine (avec un jardin productif de 2,25 ha), le projet Verdir porté notamment par l’Université de Liège (avec une serre de 8 640 m²), des espaces verts, un espace sport détente…

Le projet prévoit également de réaliser une liaison pour les modes doux permettant de relier le Ravel, qui longe le canal, au nouveau quartier et de se rendre aux Hauts-Sarts.

Afin de concrétiser ce masterplan, la Ville de Herstal va désormais s’orienter vers l’élaboration d’une zone d’enjeu communal (Zec). Les autorités souhaitent lancer cette opération Zec cette année afin qu’elle puisse être finalisée dès l’année prochaine.

La volonté est de pouvoir entamer la transformation du site " d’ici 3 ou 4 ans ", dit le bourgmestre. Une métamorphose qui s’étalera sur plusieurs années, le but étant que le nouveau quartier ait son visage définitif d’ici une dizaine d’années.