Liège

Ils protestent contre les horaires en vigueur depuis la réforme du 1er janvier

Les agents de la Protection civile de Crisnée se sont croisés les bras ce jeudi matin en ne participant pas à l'exercice européen "Quinteto" qui avait lieu près de Verviers. Ils protestent contre l'horaire en vigueur depuis la réforme de la Protection civile du 1er janvier.

Portée par l'ex-ministre NVA de l'Intérieur Jan Jambon, cette réforme a pour rappel entraîné la fermeture de 4 casernes de la protection civile sur 6, avec une réduction du personnel de 40 %. L'ensemble est désormais regroupé sur 2 sites, celui de Braschaat en Flandre, et celui de Crisnée en Wallonie.

"Après trois mois, on n'a su faire aucune formation spécifique. La réforme a été mal pensée. Avec la plage horaire actuelle, il est impossible de trouver du temps pour ces formations. La volonté était de nous amener à un niveau d'expertise mais c'est faux", fustige Jean-Paul Filbiche, délégué CSC. Selon lui, l'ancien ministre de l'Intérieur "a menti" en affirmant que la réforme n'aurait aucune conséquence sur la protection de la population.

Le personnel des anciennes antennes de Ghlin et Libramont "n'est pas formé pour utiliser le matériel de Crisnée", explique-t-il. Par ailleurs, "la mauvaise organisation générale cause une fatigue du personnel qui travaille 16h à 17 heures par jour". Par ailleurs, pour le délégué syndical, "mettre toutes les forces vives à l'Est n'a pas de sens au niveau stratégique des interventions, cela augmente les heures de travail et la distance à parcourir s'il faut se rendre sur Bruxelles par exemple". Le personnel dénonce également un manque d'effectifs durant la nuit et les week-ends.

Les syndicats ont déposé un préavis de grève en front commun mercredi. Les agents de la Protection civile ont déjà manifesté leur mécontentement en début de semaine. La caserne de Brasschaat était également en grève ce jeudi matin.

"On demande de revoir l'organisation des horaires pour permettre une meilleure opérationnalité. Pour l'instant on continue les interventions classiques mais nous aimerions davantage réaliser des missions spécifiques pour lesquelles nous avons été formés et pour lesquelles nous n'avons pas le temps", ajoute le délégué syndical.

D'autres actions ponctuelles sont à prévoir dans les prochains jours.