Le Parlement germanophone en séance plénière a approuvé lundi soir à l'unanimité, une résolution au sujet du potentiel enfouissement de déchets hautement radioactifs envisagé par l'ONDARF (Organisme belge des déchets radioactifs) dans le sud de la Belgique. D'après une enquête publique transfrontalière, ouverte en toute discrétion, le 15 avril durant le confinement, l'ONDARF est à la recherche de nouveaux sites potentiels pour y enfouir des déchets provenant de centrales nucléaires.

Dans ce texte adressé aux gouvernements fédéral et germanophone, les élus soulignent d'une part les risques considérables pour l'homme et la nature liés au stockage à long terme des déchets radioactifs et d'autre part que "le massif de Stavelot et le Synclinal de Neufchâteau-Eifel sont de plus en plus sujet aux tremblements de terre en raison de leur situation tectonique et de phénomènes volcaniques".

Les parlementaires insistent également sur le fait que le paysage ardennais, moteur du tourisme, perdrait une grande partie de son attrait si un dépôt de déchets radioactifs venait à y être installé.

Par ailleurs plusieurs sites potentiels d'enfouissement se trouvent en bordure des Hautes-Fagnes, qui constituent la plus ancienne réserve naturelle de Wallonie.

Les élus craignent également que le stockage de déchets radioactifs n'ait une influence sur le choix du site qui accueillera le futur télescope gravitationnel Einstein, pour lequel la ville de Maastricht est candidate.

Au vu des conséquences négatives que cela pourrait avoir, les élus demandent au gouvernement fédéral de renoncer au choix de deux sites mentionnés. Les mandataires souhaitent également être informés des développements de la situation et d'être impliqués dans le processus de choix des sites prévus pour accueillir un dépôt.