Au travers d'une grande enquête

C'est le Groupe de recherche et d'action des cyclistes quotidiens, le Gracq, qui l'a annoncé ce jeudi : dès ce 1er novembre débutera une grande enquête destinée à évaluer la "cyclabilité" de Liège. En effet, les associations et professionnels du vélo à Liège se sont réunis pour organiser ce "sondage", qui sera réalisé jusqu'au 30 novembre. L'objectif est, à terme, d'identifier les forces et les faiblesses des actions menées en faveur du vélo par les autorités communales, le Tec, le Service public de Wallonie ou encore la police. Cette enquête concerne tous les cyclistes, qu'ils soient réguliers dans leur pratique du vélo ou plus occasionnellement cyclistes.

C'est donc la ville de Liège qui a été retenue pour cette première évaluation participative qui rassemble l'ensemble des acteurs liégeois du vélo. À noter encore que ce questionnaire est le même que celui soumis en France par la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), "ce qui permettra de comparer et classer les efforts de Liège par rapport à des villes de taille comparable", indique encore le Gracq.

L'enquête peut être complétée sur le site www.barometre-cyclable.be. Les résultats seront publiés mi-février.

Pour rappel, l'an dernier, le Gracq et l'Uliège avaient déjà mené une enquête auprès des cyclistes à Liège. Une enquête qui avait démontré que les cyclistes ont du mal à concurrencer, en termes de déplacement quotidien, la voiture. Et ce, même si la volonté y est…

Selon les chiffres issus de cette enquête, la part modale du vélo était estimée à 2 % des déplacements tandis qu’une large majorité des déplacements est effectuée en voiture (75 %). Parmi les sondés, 54 % effectuaient leurs déplacements quotidiens en voiture.

À la question : "Quelles sont les raisons qui vous motivent de ne pas utiliser le vélo à Liège ?" Le frein principal épinglé était la dangerosité, par 55,8 % des répondants. Suivaient la distance (50,5 %), le relief (49,9 %) et le simple fait de ne pas y penser (45,9 %). Citons encore le sentiment de ne pas en être capable (39,7 %), le manque d’intérêt (38,6 %) et la pollution de l’air (27,7 %).