Cette étape ne signifie pas que le tram roulera demain dans le centre-ville de Liège mais, assurément, il s’agit d’une belle avancée pour ce chantier qui mobilise Liège depuis plusieurs années… Ce jeudi 1er avril en effet, dès 20 h, la délicate opération de pose de rails a débuté dans la rue Léopold. Si certains ont déjà été posés sur le tracé du tram, au Pont Atlas notamment, ceux-ci constituent les premiers à investir le centre-ville de Liège. En outre, cette pose est couplée aux premiers aménagements urbains…

Concrètement, les deux premières plateformes préfabriquées des rails ont été posées. Au total, une centaine de ces dalles seront installées tout au long du tracé. "Ce choix est guidé par la solidité et la résistance que présente ce revêtement", explique Daniel Wathelet, responsable communication de la cellule Tram. "En effet, ces dalles doivent pouvoir résister aux nombreuses voitures et bus qui emprunteront ces axes". Ces plateformes doivent aussi s’intégrer parfaitement à leur environnement urbain… car elles sont fabriquées grâce aux pavés récupérés depuis des années à Liège.

Dalles belges flottantes

D’un point de vue technique, ces dalles, fabrication belge, sont flottantes et posées sur un support élastique qui permettra d’atténuer les vibrations. L’opération de pose est délicate vu le gabarit des matériaux… en effet, la plus grande dalle mesure 18 mètres et pèse 28 tonnes. Une fois le soudage effectué, les plateformes sont définitivement coulées dans un béton fluide. En amont de la pose et pour minimiser la gêne occasionnée par les travaux en termes d’emprise et de phasage, "un décaissement de la chaussée existante a été effectué, avec un coulage d’une dalle de béton et pose de tapis élastique continu".

Pour rappel, le chantier du tram devrait s’achever à l’horizon 2023. Suite à la crise sanitaire en effet, la mise en service du transport en commun a été retardée de quelques mois mais Tram’Ardent, à la manœuvre, assure que le tram roulera en Cité ardente dès mai 2023. Dès cet instant, la mobilité sera tout à fait différente de Sclessin à Coronmeuse-Bressoux, soit sur les 12 kilomètres du tracé. De nombreux axes seront en effet réservés au tram ainsi qu’aux modes doux, l’objectif était de pacifier la mobilité dans Liège, troisième ville la plus embouteillée du pays derrière Bruxelles et Anvers.