Les Sabots d’Hélène est un restaurant liégeois où, depuis 1979, les clients se rendent pour partager un moment de convivialité autour d’une charbonnade. Malgré les années, l’identité de cette institution ne change pas. C’est en grande partie grâce au patron de l’établissement Marc Carnevale. Cela fait à présent 38 ans qu’il travaille dans ce restaurant où il a débuté comme étudiant, pour finalement devenir le patron de l’établissement.

Arrivé aux Sabots d’Hélène en 1983, le patron du restaurant n’a plus jamais quitté cette enseigne de la rue Saint-Jean-en-Isle, à Liège. "Quand j’étais jeune, je cherchais un restaurant à l’image du personnage. Je suis une grande gueule, j’aime bien parler aux gens, donc je ne voulais pas faire du service transparent. Je voulais pouvoir toucher le client, lui parler tout en gardant à l’esprit que le client doit être maître de sa table", explique le patron. Il poursuit : "j’ai tout de suite eu un coup de cœur pour ce restaurant où tu déposes le brasier au milieu de la table et où tu fais la fête".

Un lieu chaleureux apprécié par les Liégeois, mais également par les artistes. De nombreuses stars viennent aux Sabots d’Hélène pour passer un moment convivial après s’être produites à Liège. Les clients viennent sans doute également pour écouter les histoires viticoles de Marc. Passionné, le patron aime parler des bouteilles issues de sa cave à vin, qui est l’une des plus prestigieuses de Liège. Il produit également son propre vin en collaboration avec Axel Witsel. Le Parcellaire 28 est un vin rouge issu d’un domaine viticole de Bourgogne.

Le restaurant de Marc se trouve dans le Carré, lieu emblématique qui n’est pas apprécié à sa juste valeur, explique-t-il : "Liège sans le Carré, c’est comme perdre un rein. Le Carré est quelque chose d’important, on ne se rend pas compte qu’il est composé de nombreux commerces Horeca. Or, il s’agit d’un des derniers métiers où on engage des gens qui n’ont pas de diplôme".

"Le coronavirus a fait plus de dégâts que prévu"

On l’aura compris, le maître des lieux est du genre à élever la voix lorsqu’il le juge nécessaire, ce qu’il a fait durant le confinement. "Le coronavirus a fait plus de dégâts que prévu. Des personnalités publiques liégeoises étaient très présentes sur le terrain comme l’échevine du Commerce Elisabeth Fraipont. Beaucoup ont pris de nos nouvelles comme Julie Fernandez Fernandez. On s’est senti soutenu, mais les solutions que l’on proposait n’ont jamais abouti. Je ne pense pas que ça soit par manque de volonté, mais simplement parce que Liège n’en avait pas les moyens".