Il n’y a pas d’abri de nuit en région hutoise. E Huy ne peut prétendre seule au subside.

L’absence d’abri de nuit pour accueillir les sans-abri en région hutoise inquiète le conseiller hutois Rodrigue Demeuse (Ecolo). "Les sans-abri sont obligés d’aller jusqu’à Liège ou Namur pour trouver une telle structure, ce qui est évidemment très compliqué pour la plupart d’entre eux. Ils sont dès lors obligés de dormir dans la rue ou de squatter des immeubles abandonnés", expliqque-t-il.

Le conseiller de l’opposition a demandé au collège communal de Huy de tenter de trouver une solution en collaboration avec les communes voisines.

"Pourquoi ne pas envisager un projet rassemblant plusieurs communes afin de réaliser des économies d’échelle et de pouvoir prétendre à des subsides ? On sait à quel point ce type d’association est aujourd’hui décrédibilisé dans l’opinion suite au scandale Publifin, et il s’agirait sans doute d’une belle façon de lui rendre ses lettres de noblesse", propose le conseiller.

Ce qui est clair à ce stade, c’est qu’il sera impossible pour la seule ville de Huy de s’équiper d’un tel centre. "On n’aura pas les subsides. Chaque province va se voir accorder par la Région un abri supplémentaire mais ce sera uniquement au sein des communes qui compte plus de 50.000 habitants", explique la présidente du CPAS Geneviève Nizet (PS).

"L’idée est de prendre contact avec les communes voisines pour réaliser un véritable cadastre des besoins en la matière et également de se renseigner afin de voir si en s’associant à plusieurs communes on peut prétendre à des subsides", explique encore Rodrigue Demeuse.

L’idée est lancée. À ce stade, on ignore si les communes voisines comptent aussi des personnes sans domicile fixe et si elles pensent que l’ouverture d’un abri est une solution.

En attendant, l’autorité communale hutoise assure que tout est mis en œuvre pour aider au mieux les personnes sans domicile fixe. Les assistants sociaux vont à leur rencontre. En cas d’extrême urgence un local est disponible.

"Pour moi, la situation est sous contrôle", explique encore la présidente du CPAS.