Jeudi soir, les responsables de la clinique André Renard à Herstal ont annoncé leur intention de fermer les urgences du centre de soins des vendredi matin et ce, pour permettre au personnel de la clinique de souffler un peu après deux ans de lutte contre le Covid.

Une décision fort peu appréciée par le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke qui expliquait à qui voulait l'entendre que cette décision était illégale et que le centre de soins, agissant de la sorte s'exposait à des amendes, voire des poursuites judiciaires.

Et le Ministre de passer des paroles à l'acte puisque ce vendredi en fin de journée, les responsables de la clinique ont reçu un courrier de l’inspecteur d’hygiène qui ordonnait de rouvrir les Urgences de l’hôpital sous peine de dresser un procès-verbal de constat d’infraction menaçant d’entraîner des sanction pénales : des peines d’amendes et/ou d’emprisonnement à l’encontre de la direction générale, de la direction médicale, de la direction nursing et de l’infirmier chef des urgences.

La direction de la clinique a donc,containte et forcée, revu sa position et les urgences rouvriront ce samedi à 8 heures du matin.

"Contraints de plier à ces menaces, nous déplorons que notre appel à l’aide n’ait engendré en retour que des menaces, sanctions et mesures stériles", explique la direction de l'hôpital. "La réouverture de nos urgences entraînera inévitablement une fermeture d’unités de soins et/ou de lits, privant ainsi d’autres patients, d’autres malades de soins appropriés.En nous imposant cette réouverture, on obtient donc l’effet inverse de l’intérêt prétendument défendu : on ne résout rien … on déplace un problème ailleurs !"

Et la direction d'ajouter : "Cet appel à l’aide, qui est la décision la plus difficile que nous ayons dû prendre à ce jour dans cette pandémie, a trouvé écho dans une grande partie de la population : nous sommes touchés par leurs nombreux messages de soutien".