Pas de façon permanente… Di Antonio veut serrer la vis.

Cette limitation de l’accès aux grandes villes pour les véhicules polluants avait déjà été demandée il y plusieurs mois à Liège… par François Schreuer, conseiller communal Vega (Vert et à Gauche). Aujourd’hui, le conseiller accueillera sans doute avec une certaine satisfaction les propos du ministre wallon de l’Environnement et de la Mobilité, Carlo Di Antonio.

À la suite du scandale des véhicules qui roulent au diesel en effet - ceux-ci produisent beaucoup plus de dioxyde de carbone et d’oxyde d’azote que les chiffres révélés dans les catalogues -, la Wallonie a annoncé qu’elle allait durcir sa politique en matière d’environnement. Ainsi, à l’instar de Bruxelles, un travail devra être mené sur les vieux moteurs diesels. Explications…

Dans le cadre du plan Air Climat Énergie, adopté par le Gouvernement wallon en avril, on rappelle au cabinet du ministre "qu’une série de mesures seront mises en œuvre dont les ZBE". Ces zones de basses émissions sont une méthode parmi d’autres visant à restreindre le passage de véhicules polluants dans des zones identifiées comme étant des "hot spots" de pollution.

Les hot spots wallons sont logiquement identifiés comme étant les villes de Liège et de Charleroi. Reste bien sûr à définir les véhicules polluants. Cela concerne les quatre roues mais aussi les deux roues, les bus, les camions, etc. On sait déjà que le Tec envisage d’acquérir une nouvelle flotte de bus hybrides.

Au regard de ces ZBE et selon nos confrères de l’Écho, le ministre vise plus particulièrement les vieux diesels qui correspondent aux normes Euro 1. Attention, l’idée n’est pas d’imposer une interdiction permanente mais, au moins, de la pratiquer lors d’alertes smogs. Reste bien sûr à identifier correctement ces véhicules.

Un groupe de travail de l’Agence wallonne de l’air et du climat a été chargé de déterminer les modalités de mise en œuvre du projet, en identifiant les zones ciblées par la mesure, en établissant des critères de sélection des véhicules et en établissant les mécanismes de contrôles. Le rapport est attendu pour novembre de cette année.

Dernière précision importante du cabinet Di Antonio : "la commune resterait libre d’établir ou non ces zones de basses émissions permanentes dans le cadre de ses prérogatives communales en matière de mobilité et d’aménagement du territoire".