Tout le monde le craignait et il n’y a pas eu de miracle. Ce lundi matin, la direction de Liberty Steel a annoncé sa volonté de lancer, dès que possible, une procédure Renault en vue de se séparer de 153 travailleurs.

On le sait, Liberty Steel à Liège a demandé et obtenu, le 11 mai dernier, d’être placée sous procédure de réorganisation judiciaire (PRJ). Ce “statut” lui a été accordé par le tribunal de l’entreprise de Liège pour mettre le sidérurgiste à l’abri de ses créanciers et ce, théoriquement jusqu’à la fin de ce mois.

Cette protection avait pour but de donner à la direction du groupe sidérurgique du temps pour mettre sur pied un plan de sauvetage des sites liégeois et luxembourgeois.

Il est ainsi question de fusionner les infrastructures liégeoises (Ferblatil à Tilleur, Galva IV et V à Flémalle, soit 742 travailleurs), non seulement à celles de Dudelange, mais surtout aux infrastructures de Liberty Steel situées à Galati et à celles de Magona (Italie). Les Roumains ont d’ailleurs accordé, il y a peu, un prêt de dix millions d’euros.

“Liberty Galati, la plus grande aciérie intégrée de Roumanie, deviendra le principal fournisseur de bobines laminées à chaud (HRC) des entreprises en aval de Liberty, garantissant un approvisionnement sûr et durable de leur matière première”, a déjà expliqué la direction.

Aux yeux de la direction, cette réorganisation n’allait évidemment pas se faire sans restructuration et donc sans perte d’emplois. Voilà les travailleurs fixés sur les intentions de leur patron.

Ces suppressions d’emplois viseraient divers domaines fonctionnels, notamment les achats, l’informatique et la comptabilité. Il est également question de perte d’effectifs sur le site Galva 4 à Flémalle.