Sur base de critères clairs notamment

Ce lundi, en prélude au premier conseil communal de l'année à Liège, le collectif de soutien aux sans-papiers de Liège a organisé, une nouvelle fois, un rassemblement visant à rappeler leur combat aux élus du conseil... tout comme ils l'avaient fait en décembre dernier. L'objectif était clair : rappeler "l'urgence" de la situation pour de nombreux sans-papiers pour lesquels ils réclament une régularisation plus humaine. Alors qu'une motion allant dans ce sens doit être soumise au vote ce lundi soir...

"Le 18 décembre, d’importantes mobilisations dans plusieurs villes de Belgique ont eu lieu pour réclamer la régularisation des sans-papiers. A Liège, à l’appel du Collectif liégeois de soutien aux sans-papiers, plusieurs centaines de manifestants ont marché jusqu’à l’Hôtel de ville", rappelait France Arets, porte-parole du mouvement. "Une délégation a été reçue par le Bourgmestre et les chef·fe·s de groupe présents. Notre collectif a proposé que le Conseil communal de Liège soutienne, par le vote d’une motion, la revendication de régularisation et la transmette aux négociateurs pour la formation d’un gouvernement fédéral. Le vote de cette motion a été reporté à ce lundi 3 février, l’urgence ayant été refusée".

Concrètement, les manifestants réclament aux élus liégeois un soutien unanime à la motion... "Aujourd’hui, la revendication portée nationalement par l’ensemble des collectifs porte sur une régularisation des sans-papiers sur la base de critères clairs et mise en œuvre par une commission permanente indépendante de l’Office des Étrangers". Des critères clairs et, on l'aura compris, plus humains donc. "Pour que la régularisation ne soit plus comme aujourd’hui une régularisation au compte-gouttes octroyée à titre exceptionnel ou de manière préférentielle, mais qu’elle concerne tous ceux et toutes celles qui seraient en danger si on les renvoyait dans leurs pays d’origine, qui sont engagé·e·s ici socialement et culturellement, qui ont suivi enseignement et formations, dont les enfants sont à côté des nôtres dans les différentes écoles. Ces critères doivent être inscrits clairement dans la loi afin d’assurer un traitement juste et uniforme des demandes".