Hicham encourt une peine de 35 mois de prison ferme devant le tribunal correctionnel de Liège devant lequel il doit répondre d’avoir commis un viol sous la contrainte d’une arme. Les faits se seraient produits le 7 janvier 2018 dans la région liégeoise. Cette nuit-là, une jeune femme est sortie en boîte de nuit avec une amie.

 A un moment donné, elle a fait la connaissance d’Hicham. Un peu plus tard, alors que son amie est partie, la jeune femme est restée sur place. Selon la jeune femme, elle aurait été malade à deux reprises et aurait eu l’impression d’avoir été droguée avant de revenir au domicile d’Hicham. Selon la jeune femme, l’homme l’aurait alors contrainte à avoir des relations sexuelles sous la menace d’un grand couteau de cuisine. Il l’aurait retenue par les cheveux et le cou. Elle a déclaré avoir été insultée tout le long de la scène. Elle dit s’être débattue. 

Lors des faits, elle aurait perdu une boucle d’oreille et des faux ongles en résine. Selon Hicham, ils auraient consommé de la cocaïne avant d’entretenir des relations consenties. Le lendemain matin, la jeune femme a quitté le domicile et s’est réfugiée chez des voisins. Elle a expliqué avoir été droguée et violée. Il l’aurait menacée. “Si tu essayes encore de bouger, je n’ai qu’à faire quelques coups dans le flanc et le cou.” 

Mais Hicham dément totalement cette version. “Je ne l’ai pas violée”, a indiqué le prévenu. “Si elle m’avait griffé, j’aurais des traces. Je n’avais rien sur moi.” Selon le suspect, la jeune femme aurait été d’accord d’entretenir des relations sexuelles. Me Reynders, à la défense, a souligné que la plaignante avait passé un appel pendant son prétendu viol. La décision sera rendue au mois de novembre prochain.