Adel, 25 ans, qui encourrait 5 ans de prison ferme a été acquitté par le tribunal correctionnel de Liège alors qu'il était soupçonné d’avoir eu des activités terroristes. Les enquêteurs ont retrouvé à son domicile des plans et des mécanismes qui auraient pu selon eux servir à commettre des attentats terroristes. 

L’homme s’est décrit lui-même comme un terroriste, il possédait des plans pour fabriquer une arme de poing avec des tuyaux de plomberie et a partagé l’image de l’exécution d’un policier lors des attentats de Charlie Hebdo sur laquelle il avait inscrit "Allah est grand".

Le parquet avait requis qu'Adel avait réalisé des plans et commencé un montage de pièces mécaniques avec du bois nécessaire pour téléguider une voiture à taille humaine. Sur les schémas, il n’est pas prévu que la voiture freine selon le procureur. Les policiers qui se rendaient d’abord à son domicile pour une perquisition concernant un vol ont retrouvé des montages réalisés avec des fils électriques, sur un flacon. L’objet allait être lancé suite à une décharge électrique. 

"Je voulais lancer des boules de papier", avait expliqué le prévenu. Il possédait également des dessins d’un véhicule qui aurait été destiné selon lui à ramasser des objets. Le parquet fédéral s’est étonné du fait que l’objet ne possède aucun système pour prendre les choses, mais qu’il correspondrait plutôt à un petit véhicule chevillé qui a été montré au JT en février 2019, alors qu’un terroriste a été filmé en train de l’armer pour transporter un objet explosif.

Le tribunal a souligné le fait que le prévenu n'avait pas eu des contacts directs avec des personnes radicalisées.Il fréquente plutôt des gens connus pour faits de stupéfiants. Le suspect ne montre aucun signe habituel de radicalisation. La juge a estimé qu'il n'avait accompli aucun acte de participation à une activité terroriste, ni aucun lien avec l'état islamique. "Réaliser des schémas de véhicules et faire des ébauches de dispositifs permettant de lancer un projectile ne constituent pas des éléments suffisants pour qu'il puisse être question à détenir, chercher, acquérir, transporter ou fabriquer des objets ou des substances susceptibles de présenter un danger pour autrui ou de provoquer des pertes économiques considérables", a estimé le tribunal.