Lundi matin, une action a été menée en front commun syndical devant les locaux de l'assureur liégeois, l'Intégrale.

Pour rappel, début de ce mois, lors d’une Assemblée générale, le personnel a appris la volonté du Conseil d'Administration de vendre la société d'assurances liégeoise par appartements et ce, selon les syndicats, "malgré les promesses formulées par l’actionnaire largement majoritaire, à savoir Nethys à 71%, d'une recapitalisation". Celle-ci n'a pas été effectuée et ce sont 150 emplois qui sont directement menacés.

"C’est une très mauvaise nouvelle et le personnel est sous le choc", avait précisé à l'époque Geoffrey Broux, Permanent SETCa. "Les syndicats ont toujours défendu les intérêts non seulement des employé·es mais plus largement de l’ensemble des travailleuses et travailleurs dont le 2e pilier est géré par cet assureur dont le siège social est à Liège. Lorsqu’il a été question de transférer l’activité dans le paradis fiscal qu’est le Luxembourg avec le plan horizon 2020, nous sommes déjà intervenus pour demander des garanties pour l’emploi et les affilié·es. Ce plan avait été, rappelons-le, mis en place par une direction qui a dû faire un pas de côté suite à une enquête pour abus de biens sociaux ».

Les organisations syndicales voient donc dans ce nouvel épisode d’une mauvaise saga la confirmation d’un actionnariat défaillant dont le coût des errements et des promesses non tenues va être reporté sur le personnel. "Des errements reconnus quelque peu par le refus de décharge de l’AG à plusieurs administrateurs et à la réviseuse. Mais L’actionnaire principal laisse tomber les travailleuses et travailleurs qui ont fait d’Intégrale une société dont les fonds propres sont au-delà de tout ce qu’elle doit ou devra payer", développe Raymond Vrijdaghs, permanent CNE "Des solutions avaient été mises sur la table pour éviter un dépeçage dont il faudra être attentif à qui il profite".

Et les syndicats de prévenir que les 150 membres du personnel d’Intégrale n’accepteraient pas "d’être les victimes silencieuses de l’absence de prise de responsabilité de l’actionnaire principal". Des actions étaient donc prévisibles. la première a eu lieu ce lundi matin, sans incident.