C’est par voie de communiqué de presse que Liege Airport l’a fait savoir ce vendredi : ce 2 octobre, le Conseil d’administration de l’aéroport liégeois a désigné le bureau d’études qui sera chargé de réaliser l’étude d’incidences.

Pour rappel en effet, le permis d’environnement qui couvre les activités de Liege Airport est valable jusqu’au 2 janvier 2023. “S’agissant d’un aéroport (activité de classe 1), la procédure de renouvellement du permis d’environnement impose une étude préalable des incidences sur l’environnement”, indique-t-on dans le communiqué. “Un marché public avait été lancé en décembre 2019 afin de choisir le bureau d’études”. Le voici désormais désigné.

En pratique, une réunion d’information du public sera organisée dans les prochaines semaines. Celle-ci marquera le début de l’étude dont la durée est estimée à 12 mois.

Depuis quelques mois déjà, les mouvements de grogne se font entendre en région liégeoise, et pas seulement au sein de communes limitrophes de l’aéroport. Ce qui est reproché en effet est une augmentation nette des nuisances liées à l’activité. Durant le confinement pourtant, les vols auraient été moins nombreux… les nuisances sonores s’expliqueraient toutefois par la direction du vent obligeant les avions à décoller en utilisant d’autres trajectoires. Tout comme le fait que le recours aux “gros-porteurs” a été plus fréquent.

Ce lundi encore, plusieurs dizaines de manifestants réclamaient au conseil communal de Liège que la Ville se positionne pour intenter une action en justice contre l’aéroport, afin notamment de réclamer une large étude d’incidences. Comme l’ont fait les communes d’Awans et de Juprelle…

Dans le cadre de cette étude, “au moins toutes les communes du plan de développement à long terme seront concernées. Le fonctionnaire technique de la Wallonie fixera la limite exacte du périmètre de l’étude”, précise-t-on encore à l’aéroport. “Cette étude d’incidences vise à identifier et ré-évaluer les effets de l’exploitation et du développement économique de l’aéroport sur l’environnement ; proposer des mesures visant à éviter ou à réduire les effets négatifs importants sur l’environnement dans une optique d’équilibre entre le développement économique et les impacts environnementaux. Son contenu est en outre complété par une analyse approfondie (liste est non exhaustive) de l’intégration du projet au site bâti et non bâti et à l’environnement humain ; de la problématique des nuisances sonores et des vibrations ; la problématique de la pollution atmosphérique ; la problématique du traitement des eaux de surface et souterraines : nature des rejets, évacuation, débits, risques de pollution ; la problématique de la gestion du milieu biologique : cartographie des habitats d’espèces animales et localisation des espèces végétales rares et/ou protégées ; les impacts économiques directs et indirects”.