Sans grande surprise, il fut à nouveau question des nuisances générées par l'activité de Liege Airport lors du conseil communal d'Ans, ce lundi soir en visioconférence. Sans surprise, en effet, sachant que les groupes de l'opposition ont souvent remis la question sur le tapis au cours des derniers mois... Mais aussi parce que la population a eu l'occasion d'assister à une présentation vidéo les 25 et 26 février des dossiers relatifs aux demandes de permis déposées, notamment en vue du renouvellement du permis d'environnement de l'aéroport liégeois. Dans ce cadre, une étude d'incidences sur l'environnement doit être réalisée. Les citoyens qui le souhaitent disposent encore d'un peu moins d'une quinzaine de jours pour s'exprimer.

En réponse aux interpellations des groupes Ecolo et Défi, le bourgmestre d'Ans, Grégory Philippin, a plaidé pour l'augmentation du nombre de sonomètres du côté nord-est de l'aéroport. "Sur 16 sonomètres, 13 sont situés du côté de Saint-Georges tandis que 3 seulement sont localisés de notre côté", a-t-il relevé. Face aux nuisances exprimées par des habitants de sa commune, le bourgmestre d'Ans reformule une demande déjà exprimée et consistant à placer davantage de sonomètres de ce côté de l'aéroport.

"Ils ne réussiront à convaincre que par la transparence et la science, les sonomètres en faisant partie. Au départ, on était entre 7 et 8 % de décollages vers Ans/Awans/Juprelle et maintenant, on est quasi à 30 %. Ainsi, sur base de ces 30 % et l'augmentation à terme de Touch-and-go (NDLR: atterrissage d'un avion suivi immédiatement d'un décollage), je pense qu'il serait bon d'augmenter le nombre de sonomètres de notre côté pour ainsi démontrer, comme cela nous a été dit, que l'endroit n'est pas problématique", a-t-il ajouté.

Le bourgmestre d'Ans souhaite également que l'on informe davantage les propriétaires avant 2004 de leur possibilité de solliciter le placement d'un sonomètre à leur domicile, gratuitement, pendant une quinzaine de jours.

Quant à l'éventualité de se joindre aux communes ayant intenté une action en justice vis-à-vis des nuisances générées par Liege Airport, il a indiqué ne pas être favorable à une démarche belliqueuse mais estime qu'il faut tenir compte des plaintes de citoyens dès le moment où il y a une évolution en termes de bruit, de décollages ou de fréquences. "Ce sont des externalités qui doivent être compensées", a conclu Grégory Philippin.