Une alarme incendie s'est déclenchée mercredi matin dans le palais de justice de Liège et a provoqué l'évacuation en urgence du bâtiment. La salle de la cour d'assises, sujette à de récentes mesures particulières d'évacuation en matière d'incendie, a aussi été évacuée, provoquant un retard dans l'organisation de la 10e journée du procès des accusés de l'assassinat de Sébastien Boissart. Les avocats de Fabian Dervin, accusé, tout comme Sébastien et Catherine Goemans, de l'assassinat de Sébastien Boissart, devaient entamer mercredi matin leurs plaidoiries dès 09h00. Leur intervention a été retardée en raison du déclenchement d'une alarme incendie peu après le début de l'audience.

Le déclenchement intempestif d'alarmes incendie est fréquent dans le palais de justice de Liège, situé dans les bâtiments du palais des Princes-Evêques. Mais l'alerte a été prise très au sérieux en raison des mesures récentes de sécurité imposées à la justice liégeoise. Au début du mois de septembre, un rapport portant sur les flux d'évacuation des différentes salles d'audiences avait abouti à la conclusion que deux salles d'audience, dont celle de la cour d'assises, ne répondaient plus aux normes de sécurité et d'évacuation.

Les procès d'assises ont pu être maintenus dans la salle d'audience de la cour d'assises depuis que des adaptations provisoires y ont été apportées. Il s'agit notamment de la construction de deux escaliers métalliques permettant l'évacuation directe de la salle vers une cour intérieure. Lors des procès, en plus des services policiers, une société privée de sécurité est chargée d'appliquer les consignes d'évacuation en cas d'alerte incendie.

Quelques minutes après le déclenchement de l'alarme incendie, la décision a été prise d'évacuer la salle d'audience et une partie des bâtiments du palais de justice. Cette évacuation a duré une trentaine de minutes. Le déclenchement de l'alarme aurait été causé par un problème technique.

Les débats devant la cour d'assises ont repris peu avant 10 h 00.