Emile (prénom d’emprunt pour protéger la victime), 37 ans, a écopé de 3 ans de prison avec sursis probatoire pour avoir commis des attentats à la pudeur et des viols sur le fils de sa compagne, un petit garçon âgé de 10 ans au début des faits. Le 28 septembre 2015, une dame s’est présentée au commissariat de police avec son fils. Ce dernier, souffrant d’un léger retard mental, s’était confié concernant des abus qu’Emile lui a fait subir pendant des années. 

 Selon le tribunal, il a commis ces faits alors qu’il était en probation à la suite d’un internement pour des faits de séquestration, tortures et viols sur mineur d’âge ! 

 En effet, l’homme avait, à l’époque, été déclaré irresponsable de ses actes et avait été interné. Mais alors qu’il a commencé à avoir droit à des sorties, il a abusé du petit garçon entre 2006 et 2015. L’enfant dira qu’il a toujours été très gentil avec lui. 

Le 11 janvier 2017, Etienne qui devait être entendu s’est présenté au commissariat en compagnie du jeune homme dans le but de lui faire changer sa déclaration ! 

Le suspect a expliqué que l’enfant voulait retirer sa plainte. Les policiers refuseront de l’entendre dans ces conditions puisqu’il paraissait évident que le jeune homme, présenté comme influençable et ayant un retard mental, n'était pas libre de parole. "C’est vraiment du n’importe quoi", a déclaré le prévenu lors de la première audience consacrée à son affaire. "C’est limite une vengeance, c’est une vengeance pure et dure. Il voulait peut-être être avec moi. Il a des tendances homosexuelles. C’est un coup de poignard." Le tribunal a estimé les abus établis et a condamné le prévenu.