Hafed, 44 ans et Latifa, 43 ans, ont écopé de 6 mois de prison avec sursis supplémentaires et une suspension du prononcé pour avoir blanchi de l’argent provenant d’un trafic de stupéfiants. Le 8 avril 2014, un procès-verbal a été dressé concernant les achats immobiliers réalisés par le couple. En effet, les intéressés profitaient d'allocations de chômage, louaient un immeuble pour eux et leurs enfants mais étaient également propriétaires de deux immeubles. 

Des renseignements ont été demandés au fisc pour obtenir les revenus déclarés par Hafed et Latifa entre 2008 et 2012. En effet, Hafed était parallèlement poursuivi pour son implication dans un trafic de stupéfiants. L'ancienne propriétaire de l'immeuble que le couple a acheté au quai du Roi Albert a précisé qu'ils avaient réalisé d’importants travaux de peinture, des plafonds rabaissés, changé les tableaux électriques, changé de chauffage, mais aussi un revêtement de pierre sur la cheminée. Ils ont également changé la cuisine et le carrelage de la salle-de bain. Selon le ministère public, ils ont effectué des travaux pour de grosses sommes. 

Le couple a également acheté une maison rue de Porto dans laquelle ils ont effectué des travaux. Entre 2007 et 2018, ils ont effectué pour près de 95 000 euros de versements en liquide sur leurs comptes. La cour d'appel de Liège a condamné Hafed à une peine de trois ans de prison avec sursis pour un tiers pour avoir vendu et cultivé du cannabis dans le cadre d'une association entre le 4 avril 2014 et le 18 décembre 2014. La cour a également décidé d’une confiscation par équivalent de 100 700 euros.

 La cour a relevé que "le couple est titulaire de cinq comptes bancaires et propriétaire de deux immeubles alors qu'ils ne perçoivent essentiellement que des allocations de chômage et qu'ils brassent, avec son épouse, énormément d’argent, ce qui ne peut s'expliquer par les revenus officiels du couple." 

Lors de l’enquête, le suspect a déclaré que l'argent déposé sur les comptes bancaires correspondrait à des dons effectués par la famille et à des loyers versés en liquide. Le tribunal a ordonné la confiscation d'une importante somme et d'une partie d'un immeuble acheté quai du Roi Albert à Liège.