Alors que l’on pensait que la pandémie du Covid commençait tout doucement à s’essouffler, on voit une recrudescence du nombre de personnes mises en quarantaine au sein du palais de justice de Liège et cela a des conséquences… Cela faisait quelques temps que les audiences avaient été aménagées pour permettre un déconfinement en douceur. 

Ainsi, la plupart des magistrats du tribunal correctionnel ont mis en place des horaires de passage pour les affaires pour empêcher les personnes de se retrouver en nombre en même temps dans les salles d’audiences. 

Avant cette pandémie, tous les avocats, les prévenus, mais aussi les victimes se retrouvaient en même temps à 9 heures ou à 14 heures dans les salles d’audience. Le rôle de l’audience était alors réalisé et des personnes se retrouvaient parfois à attendre pendant de nombreuses heures pour voir leur affaire parfois remise à une date ultérieure pour cause d’encombrement du rôle. Cette nouvelle organisation mise en place depuis l’apparition du Coronavirus a de nombreux avantages, mais aujourd’hui, elle ne suffit plus à assurer la bonne marche des audiences. 

En effet, de nombreuses personnes qui travaillent habituellement quotidiennement au sein du palais de justice se retrouvent aujourd’hui mises en quarantaine. Ainsi, plusieurs magistrats du parquet de Liège ont été mis en quarantaine car ils sont soupçonnés d’avoir été au contact d’une personne ayant le Covid. 

Des affaires ont déjà dû être remises pour cette cause, mais ce mardi, c’est toute une audience qui a été remise car la magistrate du parquet qui a étudié les dossiers fixés se retrouve écartée. Plusieurs services sont touchés, notamment l’instruction, mais aussi un employé de greffe de la famille pourrait également avoir été infecté. Du côté des avocats, de sont parfois des cabinets entiers qui sont obligés de rester à domicile. "Tout notre cabinet a été en contact avec une personne soupçonnée d’avoir le Covid", expliquait ce mardi matin une avocate à la barre. "Enfin tous… sauf moi ", poursuivait la jeune femme obligée de courir dans tout le palais pour remplacer ses confrères.