Liège Ils ont été effectués durant le week-end. La police a dressé divers procès-verbaux.

Durant le week-end de Pâques, des Liégeois ont découvert des aménagements routiers pour "améliorer l’infrastructure cyclable au niveau du rond-point des Chiroux et de certains de ses abords".

Ainsi, il y a eu quatre types d’interventions : le marquage en rouge des tronçons cyclables traversés par des véhicules, l’ajout de logos "cycliste + chevron" là où ils faisaient défaut, le placement de bacs végétalisés pour empêcher le stationnement interdit sur les zones hachurées et des marquages "une porte, une vie" voulant éveiller au danger que représentent les emplacements de parking sans zone tampon par rapport à la piste cyclable, "en espérant que les autorités prennent les mesures nécessaires pour résoudre ce problème".

Un logo "cycliste + points d’interrogation" a également été apposé, place des Carmes pour, dans l’esprit des peintres, "dénoncer l’absence totale de réflexion sur la place du vélo pour le nouvel aménagement en cours".

"À la veille de Liège/Bastogne/Liège et alors que vont débuter de nouveaux chantiers ayant suscité de nombreuses réactions sur la pauvreté des aménagements cyclables (tram, corridor cyclable quai de Meuse/place du Vingt Août), il nous semblait important de mener cette action pour interpeller différemment le politique et montrer des réalisations simples et faciles à mettre en œuvre pour améliorer le réseau et les connexions."

À l’instar du permis de végétaliser, les manifestants voudraient que la ville soit innovante et "instaure prochainement un permis de cyclabiliser" pour améliorer la mobilité, la sécurité de tous les usagers…

Signalons toutefois que ces peintures et aménagement constituent des infractions au Code de la route. Des P.-V. ont d’ailleurs été dressés par la police de Liège. Ainsi le Code pénal punit la destruction de l’ouvrage public. Les sanctions peuvent aller de la simple amende à des peines de réclusion de 5 à 10 ans de prison.