Nous l'évoquions ce lundi : le seul et unique conseiller communal DéFI siégeant au conseil communal de Liège, François Pottié, a décidé de siéger comme indépendant. Entre ce dernier et "son" parti en effet, l'entente n'était plus cordiale, le mot est faible. Pour François Pottié, DéFI est devenu un parti "peu démocratique, népotique et dysfonctionnel" ; qui n'aurait en outre "pas d'avenir en Wallonie", estime-t-il, celui-ci n'ayant "jamais pris la peine de construire sérieusement une stratégie et un projet pour la Wallonie".

En apprenant ce "retrait" ce lundi "par voie de presse", indique Défi Wallonie, le parti réclame à François Pottié rien moins que... son mandat. Il s'agirait simplement pour le conseiller de respecter la charte déontologique du parti.

"En effet, comme prévu dans la charte de déontologie en ces cas-là, la direction du parti lui adressera ce jour un courrier pour lui demander de céder son mandat étant donné qu'il a signé cette charte". Ce mandat échoit à sa première suppléante poursuit Défi Wallonie, Camille Périlleux.

Contacté par nos soins, le parti précise d'ailleurs que Camille Périlleux, deuxième sur la liste, n'avait finalement obtenu que 4 voix de moins que le conseiller démissionnaire. "Et pour rappel Camille Périlleux, en tant que tête de liste avait aussi obtenu 2482 voix aux dernières élections régionales. Elle est actuellement vice-présidente de la Fédération provinciale de DéFI Liège".

"Sous pression, il a probablement préféré jeter le gant".

En interne au sein de DéFI, on ne semblait pas s'étonner ce lundi de cette décision du conseiller liégeois... ce dernier faisant l'objet "d'un processus disciplinaire interne à la demande de dix élus de la province de Liège". "Sous pression il a probablement préféré jeter le gant. En effet, il venait de recevoir le dossier contenant les faits qui lui étaient reprochés ainsi que la convocation à se présenter devant le Comité des sages du parti dans quelques jours".

Parmi les faits qui lui sont reprochés, on évoque chez DéFI Wallonie "des propos irrespectueux envers ses colistiers et certains élus de la province" mais également le fait "d'avoir entravé la campagne d'affichage lors des élections communales et provinciales et d'avoir saboté l'élaboration de la liste provinciale".

En outre, depuis septembre 2019, la section de Liège ville était mise sous tutelle et Pascal Goergen, président de DéFI Wallonie, y avait été nommé tuteur. "La section locale ne fonctionnait pas, l’ambiance y était délétère et le conseiller communal ne préparait pas et ne faisait pas état de ses interventions au sein de la section. Cela ne va pas. Si dix élus de la Fédération provinciale demandent son exclusion du parti, c’est qu’il y a de bonnes raisons", précise Pascal Goergen.

Le président de DéFI Wallonie et le président provincial Grégory Vidal annoncent dès lors consulter la base pour préparer les prochaines actions politiques à Liège ainsi que l’organisation d’élections internes pour constituer le comité et relancer la section. Et le président provincial Grégory Vidal de conclure : "Il est grand temps de redynamiser la section locale, d’engranger de nouvelles adhésions et surtout de présenter nos propositions pour Liège. Camille Périlleux, en tant que vice-présidente de la fédération liégeoise, assurera l’intérim et elle aura le soutien des instances du parti".