Le moins que l'on puisse écrire est que le bilan policier suite à la nouvelle manifestation de ce samedi soir dans les rues de Liège est pour le moins interpellant.

Laquelle, organisée par un collectif qui n'était pas clairement identifié et sans avoir reçu d'autorisation préalable, était pour rappel la seconde de ce type.

Appelant à la désobéissance, ce dernier entendait à nouveau protester contre le couvre-feu en vigueur et réclamer des mesures sanitaires davantage solidaires.

Comme lors de la précédente manifestation organisée le 17 novembre, la police était présente sur les lieux dans le but de veiller au respect de l'ordre public.

Outre le couvre-feu, l'impréparation et le manque d'anticipation des autorités politiques face à la pandémie actuelle étaient par ailleurs dénoncés par les organisateurs.

Evoquant "un ras-le-bol généralisé, légitime et justifié", ces derniers se sont mis en route vers 21h au départ de la place Saint-Lambert vers le quartier d'Outremeuse.

Environ 500 manifestants et 350 arrestations administratives

Plusieurs artères ont été empruntées: les rues Léopold, Cathédrale, Magnette, Saint-Paul, Jean d'Outremeuse, Ransonnet, le quai sur Meuse, le boulevard de la Constitution.

Les manifestants, au nombre d'environ 500 selon les chiffres fournis par la police, ont également traversé la Meuse à deux reprises, à hauteur des ponts Kennedy et Maghin.

C'est précisément sur ce dernier, vers 22h15, qu'un barrage a été dressé par les forces de l'ordre, et en en vue de procéder à l'identification d'un maximum de manifestants.

Ainsi, pas moins de 350 personnes ont été arrêtés administrativement sans être écrouées, 50 autres ayant dû être ramenées à l'hôtel de police pour vérification d'identité.

Comme déjà indiqué, 17 personnes ont été arrêtées administrativement et écrouées, 5 pour troubles à l'ordre public et 12 pour avoir tenté de forcer le barrage policier.

Des tags dans les arrêts de bus, des barrières du tram renversées

Une fois la manifestation terminée, trois arrestations judiciaires ont aussi eu lieu, 2 pour rébellion armée et 1 pour dégradation volontaire, les auteurs ayant été déférés.

Parmi les dégradations, on relève notamment des tags dans les arrêts de bus et sur la Grand Poste ainsi que des barrières renversées sur le chantier du tram.

En outre, un incendie a également été bouté sur un chantier situé rue Vinâve d'Île sans savoir à ce stade si un lien peut être établi avec la manifestation.

A noter enfin que sept personnes ont été blessées parmi lesquelles quatre policiers et que pas moins de 400 procès-verbaux ont été rédigés.