Le CREAVES de Saint-Nicolas créé il y a 7 ans est une infrastructure communale qui accueille les animaux blessés de la région. Ils récupèrent des oiseaux du rapace au moineau ou encore des hérissons, de nombreuses communes du grand Liège. C’est la raison pour laquelle Saint-Nicolas a eu l’idée de créer une ASBL comprenant plusieurs communes dans son CA, afin de participer au financement du centre. Un projet auquel la ville de Liège a tourné le dos.

Le CREAVES ou Centre de Revalidation des Espèces Animales Vivant à l’État Sauvage, accueille chaque année plus de 1000 animaux qu’ils soignent avant de leur rendre leur liberté. Le centre de Saint-Nicolas qui a la particularité d’être communal est l’un des derniers actifs dans la région.

Il y a 2 ans, le centre a dû faire face à certaines difficultés de gestion. Au point que la solution envisagée par la commune était la fermeture définitive. Une solution qui ne convenait pas à Patrice Ceccato, échevin en charge du Bien-Etre Animal.

Il a alors décidé de créer une ASBL qui rassemblerait dans son CA les communes qui sont les plus grosses contributrices en termes d’animaux blessés de la région. Un projet qui permettrait au centre d’engager un coordinateur ainsi qu’un ouvrier. Mais pour ce faire, l’ASBL a besoin d’un apport financier. C’est la raison pour laquelle il était question que Liège contribue à hauteur de 20 000 euros.

Une somme que l’échevine en charge du Bien-Etre animal de la ville de Liège, Christine Defraigne, a refusé d’investir. Cette dernière a indiqué sur les réseaux sociaux, « bien sûr, la Ville de Liège est très sensible au sort des animaux blessés, mais lors de notre visite au CREAVES, la commune nous demandait la somme de 20 000 euros (par ici la monnaie…) pour être associés au projet sans retour proportionné. Le centre accueille les oiseaux ou les hérissons, pour lesquels nous avons une grande tendresse évidemment, mais n’accepte pas le gibier ni les NAC, en manque d’infrastructures ».

Elle poursuit, « Liège aide tous les animaux blessés. Preuve en est : notre Ville mène sa propre politique en la matière, qui fonctionne très bien. (…) Il nous semble donc raisonné et raisonnable de ne pas participer à ce projet, car une politique est déjà en cours à Liège. D’autres projets sont également prévus pour préserver le bien-être de tous nos animaux ».

De son côté, Patrice Ceccato se dit déçu de cette réponse. Il indique, « les pompiers de la région apportent les petits animaux blessés dans notre CREAVES et Liège est l’un de nos plus gros contributeurs. La création de cette ASBL a pour but de mutualiser les communes. Actuellement, nous avons reçu une réponse favorable de Seraing et Grâce-Hollogne, les autres communes que nous avons contactées (Awans, Ans et Flémalle) n’ont pas encore fait passer le point au conseil communal et la ville de Liège a tout simplement refusé ». L’échevin poursuit, « nous sommes surpris parce que l’échevine est venue visiter notre centre en hiver et je ne dirais pas qu’elle était enthousiaste, mais elle avait l’air d’adhérer au projet. La contribution de la Cité ardente devait être importante, nous allons devoir faire sans ». Il ajoute, « une fois que le CA de l’ASBL sera créé, nous nous calquerons sur le fonctionnement de la SPA, et nous devrons discuter de la logistique et de la cotisation que nous demanderons aux communes dont viennent les animaux que nous recueillons».

L’échevin du Bien-Etre animal de Saint-Nicolas clôture, « chaque bourgmestre est responsable des animaux trouvés sur leur commune et souvent, ils terminent dans notre centre. S’il s’agit d’animaux dont nous n’avons pas les moyens de nous occuper comme le gibier par exemple, nous avons des collaborations avec d’autres centres. Dans le cas présent, l’animal est envoyé au CREAVES de Sprimont ».

Depuis le début de l’année 2020, le centre a déjà récupéré et soigné 900 animaux.