Un Liégeois a écopé de 180 heures de travail ou 18 mois de prison alors que le parquet avait requis une peine de deux ans de prison devant le tribunal correctionnel pour avoir porté des coups particulièrement violents à son épouse et ses enfants pendant plusieurs années. L’intéressé a commis des scènes d’une violence inouïes. Les victimes ont dénoncé les faits avant de se raviser. L’épouse du suspect a déposé plainte avant de retourner au commissariat pour retirer sa plainte. Ce retrait de plaine démontrait une crainte envers l’auteur des faits. La victime a demandé a pouvoir obtenir une attestation du retrait de sa plainte. Elle a même photographié le commissariat pour prouver à son époux qu’elle était bien allée sur place pour retirer sa plainte… La police a été plusieurs fois informée de faits de violence qui se déroulaient au sein de cette famille. Les faits ont débuté il y a plusieurs années. En effet, tant les voisins que l’épouse ont fait appel aux services de police à plusieurs reprises tant l’homme se montrait violent envers sa famille.

Selon les trois enfants du couple, au début leur père ne "faisait que porter de petites gifles." C’est dire à quel point la violence était devenue pratiquement normale dans le foyer. L’homme, non content de faire vivre sa famille dans la terreur, a commencé à mener une double vie avec une autre femme. Lors de ses retours dans son foyer, il portait des coups encore plus violents. Il a notamment porté des coups de poing, de pied, de ceinture ou encore de tuyau d’arrosage à sa famille…

Les enfants ont décrit une scène lors de laquelle l’intéressé maintenait la tête de son épouse sous l’eau ruisselante de la douche. La victime ne parvenait plus à respirer. Elle a fini par réussir à s’enfuir et est tombée dans l’escalier. Les enfants étaient également la cible de la violence, notamment lorsqu’ils tentaient d’intervenir pour protéger leur mère. Les enfants ont fini par filmer les scènes de violence dont ils étaient victimes avec leur mère. L’homme a fini par être arrêté. Un tuteur a été désigné pour représenter les intérêts des enfants devant le tribunal. "Je ne les ai frappés que deux fois, mais je ne l’ai pas fait exprès", a indiqué le père lors de son premier passage devant la juge. "J’ai amené ma femme à l’hôpital pour la soigner. Je regrette. Vous savez les femmes… J’étais énervé. Je n’ai frappé qu’une fois mon fils avec une ceinture. C’est ma femme qui me provoque, qui m’insulte. J’ai acheté des Playstation et des téléphones à mes enfants. J’ai demandé de pardonner." Le tribunal a estimé tous les faits établis, mais a décidé d’accorder une peine de travail au prévenu.