Abdelrhaman a écopé de 15 mois de prison ferme pour avoir violemment agressé un garde de sécurité d’un magasin, avoir dégradé sa cellule lors de son transfert au commissariat et se trouver en séjour illégal sur le territoire belge. 

Le 20 mai dernier, le jeune homme s’est présenté au magasin Delhaize situé sur la place Saint-Lambert à Liège. Sur place, il a pris une bouteille de vin qui n’était pas ce que l’on peut appeler un grand cru puisqu’elle coûtait un peu plus de cinq euros. Un bien que l'intéressé était bien décidé à ne pas payer. L’individu a donc caché la bouteille qu’il souhaitait voler sous ses vêtements avant de se diriger vers les caisses du supermarché. Un garde de sécurité du magasin avait remarqué le manège d’Abdelrhaman. 

Le garde de sécurité s’est approché du suspect. Ce dernier venait de dépasser les caisses du magasin sans avoir payé la bouteille de vin. Abdelrhaman a accepté de suivre le garde jusqu’au bureau de la direction du magasin. Mais lorsqu’il a vu que le garde se saisissait d’un téléphone pour appeler la police, Abdelrhaman, ne l’a pas vu d’un bon oeil. Il a décidé d’empêcher le garde d’appeler la police. Il a commencé à porter des coups au garde de sécurité. Un second garde a vu la scène. Il a tenté d’intervenir pour venir en aide à son collègue. Les deux employés du magasin ont été frappés par le suspect. Abdelrhaman s’est saisi de la bouteille de vin qu’il venait de voler et l’a fracassée sur la tête d’un des gardes ! La victime a été blessée à sang coulant au visage. La police qui avait été prévenue est intervenue au magasin. 

Les policiers ont pris en charge l’individu. Le suspect a été emmené au commissariat et mis en cellule. Cela n’a pas calmé l’individu pour autant. En effet, il a cassé le parlophone, le micro et endommagé la porte de la cellule. Il a déchiré son matelas et a ensuite uriné dessus avant de le balancer dans toute la pièce sur les objets qui se trouvaient à l’endroit. Le suspect a comparu détenu devant le tribunal correctionnel. Il a avoué le vol et prétend avoir été frappé par les policiers. Une déclaration étonnante puisqu’il a précédemment déclaré qu’il ne se souvenait pas des faits. La victime de cette agression garde une cicatrice au milieu du front.