Un homme âgé 54 ans et sa compagne âgée de 56 ans encourent 12 mois de prison avec sursis probatoire et une suspension du prononcé devant le tribunal correctionnel de Liège car ils sont soupçonnés d'avoir pour lui frappé et pour les deux, de ne pas avoir porté assistance à la fille du quinquagénaire, une fillette âgée de 4 ans au moment des faits. Ce vendredi, le tribunal a entendu l’expert médecin-légiste, Philippe Boxho. Le 1er septembre 2017, le couple a emmené l'enfant aux urgences car celle-ci n’était plus capable de marcher. En effet, l'enfant souffrait d’une fracture du col du fémur et du bassin… Ces blessures particulièrement douloureuses ont été provoquées la veille du transfert de la victime à l’hôpital ! 

Selon le parquet et plusieurs médecins, ces fractures ont été provoquées par une torsion des membres et ne pourraient pas être accidentelles. L’expert médecin légiste a apporté un nouvel éclairage au tribunal. "On peut provoquer une torsion en tombant du lit", a indiqué Philippe Boxho, "mais il faut que le pied soit coincé et que le corps fasse une torsion sur lui-même. Dès le moment où la torsion a lieu, la victime ressent une douleur de fond qui va être accompagnée d’une douleur plus aigüe à chaque mouvement. Il est impossible de tenir debout ou de marcher après une telle fracture."

Selon le médecin légiste, la fillette a dû énormément souffrir. "L’enfant a dû exprimer la douleur en pleurant ou gémissant. Cela fait très mal. Quand la lésion est arrivée, la petite fille n’a plus été capable de marcher et si elle a essayé, les os se sont chevauchés et elle a dû chuter." A part cette importante fracture, la fillette avait un hématome sur la cuisse. Elle a expliqué qu’elle avait chuté après avoir reçu une fessée de la part de son père. "Elle ne dormait pas", a indiqué le prévenu lors de la première audience. "Je lui ai dit plusieurs fois de cesser. Elle a sauté sur le matelas. Elle a glissé, elle est tombée sur le carrelage. Elle ne m’a pas parlé de douleurs pendant la soirée." Une version appuyée par la compagne du prévenu. "Elle n’a presque pas crié", a déclaré celle-ci. Mais la soeur de la victime a expliqué que la fillette avait pleuré pendant un certain temps. La défense a estimé qu’il existe un doute. L’avocat a plaidé l’acquittement pour ses clients. Le prévenu a une nouvelle fois nié avoir porté le moindre coup à sa fille.