Un Liégeois quinquagénaire a bénéficié d’une peine de probation autonome d’un an ou à défaut d’une peine de 6 mois de prison et d’une amende de 800 euros devant le tribunal correctionnel de Liège pour avoir menacé sa fille de manière particulièrement choquante. En effet, l'homme, qui est par ailleurs traducteur juré pour les tribunaux, a menacé de tuer toute sa famille et de se suicider si sa fille épousait son compagnon… qui a depuis environ deux ans de lourdes séquelles au niveau moteur, visuel et verbal à la suite d’une grave affection du cerveau ! 

Le quinquagénaire semble être une personne pacifique et pourtant ses menaces ont créé un important sentiment de terreur dans la famille. Les deux dames ont déposé plainte après des menaces proférées en septembre 2020 et en mai 2021. L’homme a menacé sa fille de tuer toutes les personnes qu’elle aime si elle se mariait. Lors d’un autre épisode qui s’est produit quelques mois plus tard, le Liégeois a déclaré que si elle se mariait avec cet homme, il tuerait tous les gens et se suiciderait. Les relations étaient si tendues, que la jeune femme a tenu secrète la date de son mariage. Le jour de son mariage, en juillet 2021, elle a fait appel à un service d’ordre pour assurer la sécurité lors de ce jour qui aurait dû se passer dans la joie et la légèreté… 

Lors de son passage à l’audience devant la juge, le prévenu n’a pas semblé prendre la pleine mesure de la gravité des paroles qu'il a prononcées et de la terreur qu'il a provoqué. “C’était insupportable qu’elle épouse un tétraplégique”, a-t-il expliqué. "Elle ne m’a pas écouté. Je suis persuadé, comme elle a mon sang, qu’elle a fait une erreur et qu’elle va le regretter, mais ce sera trop tard, comme moi j’ai fait des erreurs et je les ai regrettées, mais c’était trop tard.” Le pire, c’est qu'il a volontairement voulu faire peur. “Je n’allais jamais tuer quelqu’un. J’ai voulu qu’elle se rende compte que c’était tellement grave. Je sais que je lui ai fait peur, mais je suis quelqu’un de non-violent. Je n’allais jamais passer à l’acte.” 

La juge s’est inquiétée des paroles du prévenu. “Le tribunal constate fort peu de remise en question dans son chef. Il ne semble éprouver ni regrets, ni remords. Il estime que dès l’instant où il ne comptait pas passer à l’acte, il n’a eu aucun comportement pénalement répréhensible.