Tarik, a comparu détenu devant le tribunal correctionnel de Liège pour avoir tenté de tirer avec une arme à feu sur son voisin ! Les raisons qui auraient motivé l’homme sont particulièrement nébuleuses. Ce que l’on sait, c’est qu’il avait consommé de l’alcool et des stupéfiants et que les faits ont été commis alors que la fillette et la compagne de la victime étaient endormies dans l'appartement. Le 6 octobre 2019, Tarik s’est présenté dans l’appartement de son voisin en pleine nuit. La porte n’était pas fermée à clé. L’habitant des lieux, aidé par un voisin qui avait entendu du bruit, a réussi à mettre Tarik dehors. 

Mais quelques minutes plus tard, Tarik est revenu sur place avec une arme à feu ! Il a alors tiré dans le téléviseur du couple. Il aurait ensuite posé son arme sur la tête de la victime avant de tenter de tirer à trois reprises, mais aucune balle n’est sortie. C’est alors que l’habitant des lieux s’est saisi d’une partie de la rampe en bois de l’escalier qui a été cassée dans l’aventure. Il a porté un coup à la tête de Tarik. 

Ce dernier, blessé à sang coulant, a pris la fuite tout en oubliant sur place une de ses pantoufles. L’arme qui a servi à commettre les faits a été retrouvée peu après. Les enquêteurs ont découvert l’ADN du suspect sur plusieurs parties de l’arme. Les constations des enquêteurs correspondent aux déclarations de la victime et du voisin qui est intervenu. " Je ne me souviens pas exactement de tout, mais je sais ce qu’il s’est passé réellement au début", a indiqué le suspect. "Depuis, je ne dors plus. Je ne suis pas venu en Belgique pour faire des problèmes. Je n’avais pas de problèmes avec lui, mais c’est vrai que j’avais des problèmes avec d’autres personnes."

Le prévenu a ensuite déclaré qu’il avait passé la soirée à boire et à prendre des stupéfiants avec un voisin et la victime. Des personnes avec qui il aurait travaillé dans un trafic de cannabis. Une déclaration qui n’est pas corroborée par les éléments du dossier. 

Le parquet a estimé que même, à supposer que cette nouvelle déclaration soit vraie, cela n’enlève en rien à la gravité des faits et en la culpabilité du suspect. Le parquet a requis 7 ans de prison ferme. La défense a estimé qu’il n’y avait pas de préméditation, ni d’intention homicide dans le chef de son client.