Folseca, originaire de La Calamine, encourt jusqu’à un mois de prison devant le tribunal correctionnel de Liège devant lequel il doit répondre d’avoir vendu des cartouches de protoxyde d’azote, du gaz hilarant, dont certains se servent pour se droguer. Les faits ont été découvert dans le courant du mois de janvier dernier. La police effectuait une patrouille de routine dans les rues de Liège lorsqu’elle a eu son attention attirée par Folseca. En effet, ce denier semblait faire des affaires avec des personnes en rue. Un comportement qui a interpellé les policiers qui ont décidé de le surveiller. Les inspecteurs n’ont pas été déçus puisqu’ils ont découvert qu'il vendait des cartouches de protoxyde d’azote. Pour rappel, ces cartouches permettent de réaliser des chantilly, mais pas que… 

Ainsi, certains ont réussi à détourner le produit en utilisant un ballon pour inhaler le contenu qui est aussi appelé gaz hilarant. En février 2021, Philippe Dulieu avait interpellé les autorités communales sur un véritable fléau. Depuis, les choses ont changé à la suite d’une décision communale. Mais l’utilisation de ce gaz comme drogue se perpétue et n’est pas sans conséquence. Nocif et euphorisant, le produit peut amener à des conduites dangereuses notamment au volant d’un véhicule. C'est pour cette raison que le parquet a décidé de sévir. Folseca était en possession de trois cartouches de gaz hilarant dans son véhicule lorsqu’il a été contrôlé. 

Il a été arrêté, déféré au parquet et s’est vu remettre une convocation à l’audience. Lors d’une perquisition à son domicile, il est apparu que l’intéressé avait acheté énormément de vêtements de marque grâce à la vente de ce produit. “J’ai aussi loué des grosses voitures. C’était pour frimer”, a déclaré le prévenu devant la juge. Selon ses propres déclarations, il aurait vendu ce produit pendant environ quatre mois et aurait gagné en moyenne 4 000 euros par mois ! Le parquet lui a alors signalé que la plupart des gens ne touchaient même pas cette somme en travaillant. 

Le substitut a requis une peine de prison d'un mois mais ne s’est pas opposé à une suspension du prononcé car le prévenu n’a aucun antécédent. Il a requis la confiscation des 16 000 euros, des cartouches et des vêtements de marque. Le tribunal rendra son jugement en mai prochain.