Nasser-Eddine, 19 ans et Ahmed, 21 ans, encourent une peine de 40 mois de prison pour avoir commis une séquestration et une agression sur un homme déficient mental rencontré sur un site de rencontres gay. Nasser-Eddine a pris contact avec la victime quelques temps avant les faits. Il a fini par réussir à aller vivre chez la victime tout en se faisant donner de l’argent. Les sommes étaient si importantes que la personne qui gère les finances de la victime a fini par s’en rendre compte. Après une dispute, la victime a décidé de mettre le jeune homme à la porte. Comme ce dernier ne répondait pas, il lui a envoyé un message pour lui signaler qu'il allait mettre ses affaires sur le trottoir. Lorsque Nasser-Eddine est revenu chez la victime, ses vêtements n’auraient plus été là. Il a donc décidé de réclamer entre 4 000 et 5 000 euros à la victime ! 

Il a demandé à son pote Ahmed de l’accompagner… Les intéressé ont alors fait vivre un vrai cauchemar à l’homme pendant plusieurs jours entre le 22 et le 31 mars dernier. La victime a été séquestrée et filmée alors qu’elle était humiliée. Les suspects l’ont également menacée. Des images qui ont été diffusées sur les réseaux sociaux et qui ont permis de prévenir les autorités. Lorsque la police est arrivée sur place, l’homme présentait des traces d’hématomes, de plaies, mais aussi des brulures de cigarettes. 

Lorsque la juge a demandé à Nasser-Eddine si il reconnaissait avoir commis des traitements inhumains, il a eu une réaction étonnante. " Je trouve que c’est un mot un peu très très grand. C’est lui-même qui s’est mis dans cet état là. Il avait pris des médicaments et bu. Je me suis peut-être moqué de lui. J’étais au courant qu’il avait un retard mental. C’est l’effet de groupe peut-être. Il y a des moments où je l’ai aidé. Il avait des traces de coups parce qu’il tombait. Il s’est relevé plusieurs fois et est tombé. Je ne l’ai pas frappé." Quand à Ahmed, il aurait découvert que son copain était escort boy. " Sa mère m’a dit qu’il était homosexuel. Elle m’a parlé de tous les problèmes qu’elle a eu avec lui avec son problème d’homosexualité. Ca me dégoute qu’il soit escort boy qu’il couche pour de l’argent, encore plus avec un homme. Je dis les choses comme je les vois." Ce prévenu a également nié avoir porté des coups à la victime. Tant la partie civile que le parquet n’avaient pas cette vision de la chose.

 La victime n’a pratiquement plus de souvenir des faits, mais a pu voir les vidéos de son agression. "Je voulais savoir pourquoi il a shooté dans mon chien", a indiqué la victime devant le tribunal. La défense a rejeté la circonstance d’homophobie et les coups. Le jugement sera prononcé dans le courant du mois de juillet.