Ils se sont donné rendez-vous à 9h15 ce dimanche matin à la gare d'Ans pour entamer une marche de 13 km jusqu'à Chênée, en passant par le MontLégia, la place Saint-Nicolas, Médiacité et Angleur, le long du futur axe de tram espéré de la ligne 2, présent dans le projet du PUM il y a une vingtaine d'années, depuis mis au placard.

Alors que le chantier du tram de la ligne 1 suit son cours, pour une inauguration espérée en 2024, cette marche citoyenne est organisée par une vingtaine d'associations liégeoises pour réclamer la construction de la seconde ligne du tramway liégeois — la «Transurbaine» — avant la fin de la décennie.

Pourquoi maintenant ? "Car c'est maintenant qu'il faut prendre la décision au vu des années de procédure, 7 à 9 ans. D'ici là, le besoin d'une seconde ligne sera plus que jamais nécessaire. On a besoin de cet axe transversal pour éviter les soucis de mobilité des années à venir. Le nombre de personnes à déplacer va se multiplier par quatre. Or, on fait déjà le constat aujourd'hui d'un réseau saturé sur cet axe malgré l'offre mise en place. Les bus sont remplis à Sainte Marguerite. La ligne de bus 12 est très fréquentée. Il y a une nécessité d'augmenter la capacité sur cet axe", explique François Schreuer, conseiller communal (Vega) à la Ville de Liège et Coordinateur de l'ASBL urbAgora.

Cette ligne répond également à des enjeux de développement urbain, sociaux ("tout le monde n'a pas les moyens de se déplacer en voiture") et environnementaux. Pour l'heure "80 % des personnes se déplacent toujours en voiture. Il faut offrir d'autres possibilités".

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Plus forte capacité

Le tram permet en effet de répondre à une "plus forte capacité et un confort d'utilisation accru", ajoute Sophie Tilman, urbaniste. "On va aussi pouvoir développer autour de cette ligne de tram une série de projets qui vont intensifier le parcours". Avec un besoin de 45 000 logements à venir, "de nouveaux logements vont être construits dans l'agglomération liégeoise. L'idée est de profiter de cette ligne pour dessiner ces quartiers le long de celle-ci, refaire des espaces publics qualitatifs et ramener un cadre de vie".

Tout au long du parcours, les marcheurs ont rendez-vous avec des habitants des quartiers traversés, des urbanistes, des responsables associatifs en vue de discuter de différentes facettes du projet : tels que le Gracq à l'hôpital du CHC, le CCATM à Saint-Nicolas, et un riverain à Sainte-Marguerite.

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