Liège 14 € bruts/h, c’est le minimum pour vivre décemment dit la FGTB en action à Liège…

À l’heure actuelle en Belgique, le salaire minimum est de 9,65€ brut/heure soit 1590€ brut/mois… depuis deux ans et avec des actions depuis janvier 2019, le syndicat socialiste réclame une augmentation de ce "barème" minimal. Non pas pour s’enrichir assure Minerva Bayon, de la FGTB Liège-Huy-Waremme, "mais simplement pour ne plus être pauvre en travaillant".

Depuis janvier, des actions sont donc organisées le 14 du mois ; 14 comme le salaire horaire minimum exigé. "Il faut savoir que de nombreux travailleurs, environ 10 %, ne gagnent pas ce montant de 14 euros bruts", explique la syndicaliste, "ce sont donc des travailleurs qui ne vivent pas dignement de leur travail, ce qui pour nous, est un scandale, dans un pays riche comme le nôtre".

Ce vendredi 14 juin, de 12 h à 14 h, l’action menée à Liège et dans 8 autres villes du pays ne visait pas une mobilisation massive, mais n’en était pas moins militante…. Durant deux heures, une vingtaine de membres de la FGTB ont offert pommes, sandwiches et boissons aux Liégeois, les invitant à faire une pause, place Saint-Étienne, et à discuter de leurs "droits".

"Le but est vraiment d’aller à la rencontre des citoyens et de leur expliquer nos revendications", poursuit Minerva Bayon, "nous discutons avec les personnes, nous voulons les informer, les écouter ou montrer à certains que des situations dramatiques existent pour certains travailleurs. Et surtout, leur expliquer que rehausser le salaire minimum est réalisable".

Ambiance détendue donc mais aussi studieuse ce vendredi après-midi, place Saint-Étienne avec un accueil plutôt chaleureux et compréhensif. "Nous sommes en effet très bien reçus. La raison est que les gens sont soit dans cette situation que nous dénonçons, soit ils connaissent quelqu’un qui s’y trouve. Rehausser le salaire minimum est clairement la revendication la plus évidente pour le citoyen, celle à laquelle il adhère le plus".

Dans ce "combat", le PS, le PTB et Ecolo partagent l’avis de la FGTB.