La proposition de loi de Willy Demeyer, en commission terrorisme, est rejetée

Puisque le député-bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, est dans les rangs de l’opposition au parlement fédéral, il fallait s’y attendre… Dans le cadre de la lutte antiterroriste toutefois, le socialiste liégeois espérait un certain intérêt pour sa proposition de loi, rejetée ce mercredi par le Gouvernement fédéral MR-NVA. Son idée ? Revaloriser le travail de l’agent de quartier, "un policier en 1re ligne" .

Nous avions fait écho de cette proposition voici quelques semaines déjà. Dans le cadre de la lutte anti-terrorisme, le député-bourgmestre avait, de par son expérience communale, envisagé de mettre en place une prime, octroyée à l’agent de quartier. Un bonus jugé nécessaire et même utile et préventif en matière de lutte contre le terrorisme, ces agents étant "au contact direct des citoyens".

Le verdict est donc tombé, la prime est refusée, le Gouvernement lui préférant une solution globale. Nul besoin de préciser que le mayeur liégeois est déçu de cet accueil…

"En 2001, j’étais jeune bourgmestre et j’avais participé aux débats lors de la fusion des polices. Déjà à l’époque, j’avais noté que les agents de quartiers étaient parmi les seuls à ne pas bénéficier de primes." Un problème qui se traduit aujourd’hui par "une dévalorisation de la fonction", juge le bourgmestre de Liège.

Au-delà du travail administratif et, a priori, peu passionnant, le rôle des agents est pourtant primordial insiste-t-il, y compris dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Un avis partagé par son chef de corps liégeois, Christian Beaupère : "le travail qu’effectue un agent est, aussi, un travail polyvalent. Quand on parle de radicalisme, on voit les interventions, c’est la partie visible de l’iceberg mais il y a aussi la détection. L’agent de quartier n’est pas inutile ici".

Marc Bechet