Liège 500 logements seront construits d’ici vingt ans à Bonne-Fortune, la procédure est lancée

Le point 67, abordé ce lundi soir au conseil communal de Liège, ne semblait pas plus attractif qu’un autre… Il s’agit pourtant d’une vraie mine d’or pour l’immobilier liégeois. Maggy Yerna, échevine du Développement territorial, a en effet donné le coup d’envoi d’un vaste projet de développement immobilier : l’ancien charbonnage d’Espérance-Bonne Fortune devrait accueillir d’ici vingt ans quelque 500 logements. La Ville de Liège prépare le terrain.

Il y a une petite dizaine d’années déjà, le groupe Horizon faisait l’acquisition de ce bout de terre, friche urbaine peu attrayante de 10,1 ha : l’ancien charbonnage en question. Un terrain vague jonché de galeries… mais un terrain aujourd’hui particulièrement bien situé, sur les hauteurs de Liège, à deux pas du nouvel hôpital du MontLégia (CHC). Et donc à deux pas de l’A 602.

C’est ici qu’Horizon envisage donc la construction de 500 logements. En détail, on parle de logements unifamiliaux qui se répartiront entre des maisons (11 %), des appartements 1 chambre (16 %), 2 chambres (7 %), 3 chambres (62 %) et 4 chambres (4 %).

Pour un tel développement, il faut des garanties bien sûr et c’est ce que la Ville tâche de donner. Ce lundi soir, les élus devaient marquer leur accord sur un avant-projet de "schéma d’orientation" dudit terrain. On l’imagine, vu son passé et son affectation, au cœur d’un quartier, il s’agit de prendre en compte de nombreux paramètres; travail qui doit être réalisé durant l’étude d’incidences. Car des garanties, il en faut au niveau de la stabilité des terrains, de la (dé) pollution du sol mais aussi au niveau de la mobilité, bien sûr.

Dans le quartier en effet, la rue Saint-Nicolas est déjà saturée et ce vaste terrain qui prévoit d’accueillir au moins 1.000 nouveaux habitants, entre les rues de l’Espérance et des Hotteuses, pourrait compliquer la donne. On parle aussi de parkings, plus de 650 dont une large partie (515) enterrée…

Pour le conseiller libéral Louis Maraite, cette mobilité sera le point d’achoppement principal. "Les promoteurs misent sur les voiries locales et la création d’une ligne de bus qui traversera le site pour rejoindre l’hôpital", précise-t-il, "mais le point d’achoppement majeur se trouvera assurément rue de l’Espérance, au carrefour avec le Ravel. C’est en effet là que part aujourd’hui le Ravel vers Ans. Les promoteurs prévoient d’élargir cette traversée du site en y maintenant la piste cyclable mais en la doublant d’une voirie auto et de deux voies de bus."

De son côté, le conseiller Vega, François Schreuer, suggère qu’une passerelle soit aménagée au-dessus de l’autoroute, de manière à relier la rue des Hotteuses et la rue En-Glain, afin d’offrir une porte de sortie…