Liège Le rapport de l’expert mandaté par la Ville le confirme; il ne devrait pas être démoli

Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre dernier, un important incendie ravageait l’ancien hôpital de Bavière (Outremeuse) et, depuis, plusieurs scénarios quant à l’avenir du site ont été évoqués… Aujourd’hui, il semble toutefois que la stabilité du bâtiment soit assurée. L’expert a rendu son premier rapport.

Tout détruire et, dès lors, ne pas conserver de trace du passé prestigieux de cet ancien grand hôpital de Liège qui a occupé le quartier jusqu’en 1987, telle était la crainte de nombreux amoureux du patrimoine. S’il ne subsiste aujourd’hui que la chapelle Saint-Augustin et l’entrée de l’ancien hôpital (avec sa façade classée datant de 1895), un vaste projet immobilier prévoit sur le site de Bavière la construction d’un ensemble mêlant pôle culturel, logements et pôle académique. Précisément, l’ancienne entrée doit accueillir une partie de ce pôle académique; devoir la détruire aurait été fâcheux…

Au lendemain du sinistre, la Ville de Liège, bien qu’elle ne soit pas à la manœuvre dans la réhabilitation du site, a mandaté un expert indépendant qui devait étudier la stabilité des lieux, l’objectif étant d’assurer une sécurité optimale sur la voie publique. Et selon ce premier rapport, l’ancien hôpital ne menace donc pas de s’effondrer.

"L’expert divise le bâtiment en 4 parties", explique-t-on à la Ville de Liège, "la chapelle n’a pas été impactée, du côté du boulevard de la Constitution, l’impact est léger aussi. Il est par contre plus important au niveau de la toiture et de la rue des Bonnes Villes". La bonne nouvelle néanmoins, c’est que le feu a principalement touché le dernier étage et la toiture mais que le rez-de-chaussée est constitué de béton… rien n’a pas bougé. Par ailleurs, la structure est composée de murs de refend qui ne semblent pas plus endommagés.

Dix jours après l’incendie, l’hypothèse d’une démolition s’éloigne donc… même si des travaux de démontage de certaines parties pour assurer la sécurité ne sont pas à exclure. Si le promoteur souhaite dès lors démolir l’ancien hôpital, il lui faudra un permis… et des solides arguments.