Martine, 60 ans a bénéficié d’une suspension du prononcé devant le tribunal correctionnel de Liège pour avoir commis un outrage à agents. Martine n’est pas le genre de dame que l’on voit habituellement poursuivie devant un tribunal. En effet, elle est une sexagénaire de bonne famille et qui vit dans les quartiers chics situés au dessus de Liège. Malgré son âge respectable, elle est totalement inconnue des services de police et encore plus de la justice. 

Elle est loin d’être une délinquante. Malgré tout, dans la soirée du 29 mars 2019, elle a perdu son calme devant le forces de l’ordre… Elle n’a pas apprécié que son mari se fasse verbaliser après avoir été repéré alors qu’il était mal stationné. Elle a demandé aux policiers si ils n’avaient rien d’autre à faire que de les emmerder… "Nous sortions du cinéma avec mon mari", a indiqué Martine. "Nous sommes retournés à la voiture. On a été importunés par des toxicomanes, mais là, il n’y avait personne." Selon le mari de Martine, le véhicule ne gênait pas la circulation. 

En réalité, des personnes non-identifiées avaient déplacé des poteaux que les policiers ont remis ensuite. "C’est la preuve qu’ils n’y étaient pas", a estimé Martine. "Alors là, ils ont décidé de contrôler toute la voiture.

Une initiative qu’elle n’a pas appréciée. "Ils ont fait de l’excès de zèle. C’était un abus de pouvoir. Nous sommes des citoyens pacifiques. Nous n’avons rien de terroristes ou de grands malfaiteurs. C’était un abus de pouvoir. Quand on est importunés par des toxicomanes, il n’y a personne, mais là, il y avait six policiers. Je n’aime pas tenir ce genre de propos parce que c’est tabou." Martine s’est énervée. "C’est vrai que j’ai demandé à l’agent si il allait cessé de nous emmerder. Ce n’est pas le terme le plus châtié de la langue française, mais il m’avait dit, toi chérie, tais-toi ! Dans son procès-verbal, c’est devenu : Merci ma chère amie." Le tribunal a estimé que Martine avait bien outragé les policiers.